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Exit la banque, bonjour l’assurance ?

Les banquiers doivent-ils attendre que l’orage passe ou penser d’ores et déjà à une réorientation dans l’assurance, secteur, lui, en pleine croissance ?

Dire que les grandes banques suisses ne se portent pas bien est un euphémisme. Les plans de licenciement économique sont plus que jamais à l’ordre du jour chez UBS et Credit Suisse, suite aux lourdes pertes accusées sous le coup de la crise des subprimes. Parallèlement, l’industrie de l’assurance affiche une santé insolente avec des résultats records. Swiss Life, numéro 1 suisse de l’assurance vie, a dépassé toutes les attentes avec un bénéfice en hausse de 43 % en 2007. De son côté, le groupe ZFS (Zurich Financial Services) a dégagé un bénéfice de 5,6 milliards USD, bien plus que les estimations les plus optimistes.

Les banquiers, dont le secteur est en berne, ont-ils raison d’envisager de rejoindre un assureur ? Cette option n’est pas à négliger. Rolf Doerig, ancien directeur général du Credit Suisse, a montré l’exemple en acceptant le poste de CEO de Swiss Life.

On a longtemps pensé que c’était plus prestigieux et plus rémunérateur de travailler pour une banque que pour un assureur, ce n’est plus vrai aujourd’hui , nous a déclaré une jeune femme cadre qui a l’expérience des deux secteurs. L’image des métiers de l’assurance, longtemps considérés comme très administratifs, a évolué positivement sous l’effet des transformations du secteur. De plus, les écarts de salaires entre l’assurance et la banque ont tendance à se resserrer. Les entreprises d’assurance privées de Suisse ont d’ailleurs relevé les salaires de 2,5% en moyenne, a indiqué en novembre dernier l’Association suisse d’assurances ASA, qui compte 75compagnies d’assurance dont Swiss Life, la Bâloise, Swiss Re, la Winterthur ou encore Allianz. Selon elle, à l’instar de la banque, la tendance à la rémunération en fonction des résultats se renforce.

Autre bonne nouvelle, le secteur de l’assurance, qui compte près de 46000employés en Suisse, recrute. Il suffit de regarder les sites Internet de quelques grands acteurs du secteur : ZFS recherche actuellement près de 250collaborateurs sur le territoire suisse, Swiss Life pas loin de 150postes.

Fonctions support et commerciales, les plus transposables

La mobilité intersectorielle n’est toutefois pas évidente pour tous les professionnels de la banque car tous les métiers ne se recoupent pas. Les professionnels des fonctions support (RH, informatique, finance, risk management…) mais aussi commerciales (sales, investissement et services financiers) sont les plus transposables.

Chez nous, l’ambiance est plus que pesante , nous a déclaré un employé du Credit Suisse sous couvert d’anonymat. Les budgets d’activités périphériques sont réduits, il y aura d’autres coupes , prédit-il, en avouant avoir confié son CV à un chasseur de têtes pour lui trouver un emploi dans l’assurance.

Kommentare (2)

Comments
  1. Il y aura des suppressions massives d’emplois dans la banque d’investissement à New York et Londres mais Zurich devrait s’en tirer seulement avec un ceil au beurre noir. Avant de se ruer vers l’assurance, mieux vaut attendre. Si vous avez déjà pris votre décision, il n’est pas impossible de revenir vers la banque. Pensez à Walter Kielholz, qui est passé CEO de la Swiss RE au poste de président du conseil d’administration du Credit Suisse. Les allers-retours sont toutefois encore rares.

  2. L’assurance, c’est vrai ne fait pas rêver. Alors, quand mon chef me demande si mon job me plaît, je réponds oui sans hésiter et avec conviction, car c’est clair que l’on va licencier en premier les gens les moins motivés…

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