À quand la fin du tunnel ?

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Pour les principales banques belges, le premier semestre a été cauchemardesque : KBC, la plus affectée, affiche une baisse de son bénéfice net de 45,8 %, pas très loin devant Dexia (- 45 %) et Fortis (- 41 %). ING, dont le bénéfice net ne recule que de 22,3 %, s'en tire un peu moins mal (Trends.be).

Pour Frank Lierman, chief economist chez Dexia, l'Europe a deux à trois trimestres de retard sur les États-Unis. Le nettoyage est en train de se faire : les banques d'investissement américaines mettent des actifs en vente, rachetés par les fonds souverains. L'embellie ne devrait pas se produire ni en 2008, ni en 2009.

Au total, 75 000 emplois dans le secteur financier européen seront supprimés suite aux effets du credit crunch, prédit une étude commandée par la City of London corporation.

Pour l'heure, pas de panique, disent certains observateurs : les banques belges ne sont pas encore dans la situation d'UBS, la banque européenne la plus sévèrement touchée, qui a annoncé récemment 5 500 nouvelles réductions d'effectifs. Aujourd'hui, les banques belges sont dans une position d'attente. Le statu quo est quasi général , constate Bruno De Paepe, qui dirige Ergon Recruitment à Bruxelles. Lui espère voir une embellie dès 2009.

Pour Mieke Horemans, responsable du recrutement chez ING, il ne faut pas oublier que ce sont surtout les banques d'investissement qui souffrent . Avant d'ajouter, positive : Notre programme d'embauche de 2008 devrait même être légèrement au-dessus des prévisions. Du point de vue du recrutement, nous vivons une année presque normale. Il y a même un afflux de candidats, pour la plupart précédemment basés à Londres.

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