Des résultats 2010 contrastés pour Crédit Agricole CIB

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Le Groupe Crédit Agricole dans son ensemble a réalisé un résultat net part du Groupe de 3,6 milliards d'euros, en hausse de 31,5 % sur celui de l'exercice précédent. C'est la banque de détail en France qui a soutenu les résultats du groupe, avec une hausse de 31 % du bénéfice des caisses régionales plus dynamiques que jamais et de 17 % de celui de LCL. Les services financiers spécialisés (crédit-bail, affacturage) et la gestion d'actifs affichent également des progressions à deux chiffres.

Ces bons résultats viennent compenser la perte de 928 millions en banque de détail à l'international (en partie due à de lourdes dépréciations sur sa filiale grecque Empokiri), la perte de 557 millions sur le portefeuille de titres essentiellement américains dont la valeur a été affectée par la crise financière, ainsi que le ralentissement en banque de financement et d'investissement qui affiche un résultat en baisse de 10 %.

GRS

Vue de près, la situation de CA CIB apparaît comme plutôt contrastée. Côté Banque de financement, le résultat net annuel a été multiplié par 4,5 par rapport à 2009. La bonne performance des équipes de financements structurés n'y est pas étrangère. Elles sont même en pointe sur les financements d'acquisition et l'aéronautique.

Dans la division Banque de marchés et d'investissement, l'heure de sabrer le champagne n'est pas encore venue. Dans un contexte de marché particulièrement difficile et incertain tout au long de l'année 2010, les revenus de la Banque de marchés et d'investissement enregistrent un recul de 8 % au quatrième trimestre 2010 et de 14,7 % sur l'ensemble de l'année , reconnaît la direction du groupe dans un communiqué.

Ainsi, le pôle Fixed income affiche des revenus stables, du fait des activités de titrisation, trésorerie et change qui conservent des niveaux satisfaisants, tandis que les activités de taux ont particulièrement souffert. Sur l'ensemble de l'année, les revenus du pôle Actions, relativement bas, peinent à remonter la pente. Enfin, l'activité de courtage a connu en général des volumes faibles et le marché européen est resté atone. À tout ceci s'ajoute enfin l'impact des activités en cours d'arrêt (CDO, ABS, CLO...), même si celui-ci se réduit nettement d'une année sur l'autre.

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