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Fortis et Dexia renflouées, peut-on redevenir optimiste ?

En l’espace de deux jours, Fortis et Dexia ont reçu un soutien massif des pouvoirs publics à l’échelle européenne. Trois États à la rescousse de leur banque, l’abcès ABN Amro enlevé : il y a de quoi rester calme, faire le gros dos et attendre patiemment que ce plan choc fasse son effet, pouvait-on lire dans un éditorial du Soir.

Du côté de Fortis, le personnel retrouve effectivement peu à peu son calme après des journées riches en émotions. Même si dans les agences, les clients ne nous regardent plus du même ceil, on a le sentiment que le pire est passé, résume un syndicaliste. Le coup d’arrêt donné à l’intégration d’ABN-Amro dans Fortis est accueilli avec soulagement. Si l’activité Asset Management avait déjà été intégrée, il en est tout autre du cas de la division private banking, à l’origine prévue pour ce mois-ci, et dont le rapprochement a été stoppé. Les mouvements que des doublons auraient alors occasionnés ne se produiront donc pas.

Chez Dexia, officiellement, on n’envisage pas de changement à la politique de ressources humaines. Une source syndicale qui a assisté au conseil d’entreprise exprime néanmoins quelques inquiétudes:la mise en place d’un nouveau modèle de distribution pourrait avoir des conséquences sur l’emploi dans le réseau d’agences.

La question qui taraude les employés des deux établissements et, au-delà, les employés du secteur bancaire belge est la suivante:le pire n’est-il pas devant nous?

commentaires (3)

Comments
  1. Comment des banques qui répondaient aux critères de solvabilité ont-elles pu frôler le naufrage d’aussi près ? Suis-je le seul à penser qu’il y a eu une action plus ou moins concertée dans certaines salles de marché pour faire tomber les banques qui donnaient des signes de faiblesse et ces attaques peuvent-elles resté impunies ??

  2. quand j’ai lu que la BNP-Paribas était prête à acheter Fortis pour 1,60 euro par action, j’ai cru que le journaliste avait fait une faute de frappe et que la virgule n’était pas au bon endroit… Même si les affaires sont les affaires, un minimum de fair-play reste de mise. Ne serait-ce que pour le cas hypothétique où dans quelques jours ou quelques semaines la France doit appeler la Belgique à l’aide pour sauver BNP-Paribas.

  3. L’agence dans laquelle je travaille est située – ça ne s’invente pas – en face d’une agence Fortis et d’une agence Dexia. Nous avons accueilli quelques nouveaux clients venus “d’en face” mais avant d’ouvrir leurs nouveaux comptes, il faut d’abord répondre à de nombreuses questions et les rassurer sur le fait que nous ne sommes pas “les prochains sur la liste”. Je pense que dans quelques jours ce flux de nouveaux clients se tarira et qu’une marche normale des affaires reprendra.

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