Fortis et Dexia renflouées, peut-on redevenir optimiste ?

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En l'espace de deux jours, Fortis et Dexia ont reçu un soutien massif des pouvoirs publics à l'échelle européenne. Trois États à la rescousse de leur banque, l'abcès ABN Amro enlevé : il y a de quoi rester calme, faire le gros dos et attendre patiemment que ce plan choc fasse son effet, pouvait-on lire dans un éditorial du Soir.

Du côté de Fortis, le personnel retrouve effectivement peu à peu son calme après des journées riches en émotions. Même si dans les agences, les clients ne nous regardent plus du même ceil, on a le sentiment que le pire est passé, résume un syndicaliste. Le coup d'arrêt donné à l'intégration d'ABN-Amro dans Fortis est accueilli avec soulagement. Si l'activité Asset Management avait déjà été intégrée, il en est tout autre du cas de la division private banking, à l'origine prévue pour ce mois-ci, et dont le rapprochement a été stoppé. Les mouvements que des doublons auraient alors occasionnés ne se produiront donc pas.

Chez Dexia, officiellement, on n'envisage pas de changement à la politique de ressources humaines. Une source syndicale qui a assisté au conseil d'entreprise exprime néanmoins quelques inquiétudes:la mise en place d'un nouveau modèle de distribution pourrait avoir des conséquences sur l'emploi dans le réseau d'agences.

La question qui taraude les employés des deux établissements et, au-delà, les employés du secteur bancaire belge est la suivante:le pire n'est-il pas devant nous?

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