La Grèce, l'Euro et les banquiers n'ont pas besoin de la méthode Coué

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Alors que l'ultime sommet européen de la dernière chance s'ouvre, tout le monde veut croire à une solution. Ce matin, un accord semblait être en bonne voie. En parvenant à un compromis préalable la nuit dernière, le couple franco-allemand a été jugé à nouveau au rendez-vous de l'histoire par le gouvernement français (Le Nouvel Obs).

Merkel et Sarkozy réconciliés, la Grèce sauvée, pariait La Tribune ce matin.

La méthode Coué va-t-elle se montrer efficace ? Pas sûr. Les Grecs, eux-mêmes sont sceptiques, nous dit-on.

Et pour cause, les solutions envisagées (rachat de dette, rééchelonnement, restructuration) ne sont pas très nouvelles. L'option d'une taxe bancaire, qui a émergé cette semaine, aurait été finalement abandonnée.

Pour stopper la spéculation, Dirk Hoffman- Becking, analyste senior de Bernstein Research, estime que le nouveau prêt de 71 milliards d'euros pour aider la Grèce est insuffisant, que des prêts devraient être également consentis à des pays comme le Portugal, l'Irlande, l'Espagne, L'Italie et la Belgique. Ce qui ferait monter la facture à environ 270 milliards d'euros, selon lui.

En fait, Dirk Hoffman-Becking, tout comme Mario Monti, et d'autres, pensent que la solution est la création d'eurobonds, qui suppose une mutualisation des risques et aussi un plus grand fédéralisme budgétaire et une plus forte intégration des politiques économiques nationales. Sauf que cette option n'est vraiment pas sur la table des discussions, l'Allemagne s'y refusant jusqu'ici.

Retour à la case départ donc. Jean-Claude Juncker le chef de file des ministres des Finances de la Zone euro, a ainsi prévenu que le défaut de paiement de la Grèce n'était pas exclu .

Et si cela arrive, Dirk Hoffman-Becking prédit une contagion au sein du système bancaire européen et la probable fin de l'euro, avec les conséquences peu réjouissantes qui s'en suivent, notamment pour l'emploi du secteur bancaire...

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, l'a bien dit : la situation est très grave .

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