Qui est Peter Praet, le nouvel économiste en chef de la BCE ?

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Peter Praet

C’est un banquier de nationalité belge qui a été désigné mardi 3 janvier, lors d’une réunion du directoire, économiste en chef de la Banque centrale européenne, un poste stratégique en pleine crise de la zone euro. « M. Peter Praet sera responsable de l’économie, des ressources humaines du budget et de l’organisation » de la BCE, a indiqué l’institution dans un communiqué. Les deux autres membres du directoire, le Français Benoît Coeuré et l’Allemand Jörg Asmussen, pressentis pour le poste et soutenus par leurs gouvernements, s’occuperont respectivement des activités de marché et des relations internationales et européennes.

Car le poste d’économiste en chef est très convoité au sein de la BCE : il soumet chaque mois au conseil des gouverneurs une proposition sur l’évolution des taux directeurs. C’est également lui qui valide les prévisions économiques très suivies de la BCE. Dans ce contexte, guère étonnant que Peter Praet ait réussi à se distinguer de ses concurrents. Spécialisé dans la stabilité financière et la supervision des infrastructures financières et les systèmes de paiement, il était aussi depuis 2002 membre du Comité de direction de la Commission bancaire, financière et des assurances en Belgique (CBFA), où il était responsable de la politique prudentielle des banques et assurances.

« Belgian touch »

Né en Allemagne et diplômé de l’Université libre de Bruxelles, Peter Praet, 62 ans, a fait l’essentiel de sa carrière en Belgique. Pendant dix ans, et jusqu’à sa nomination en juin 2011 au directoire de la BCE, il était directeur à la Banque nationale de Belgique. Il a également été économiste en chef à la Générale de Banque et chez Fortis Banque pendant plus de dix ans, entre 1987 et 1999.

En août dernier, c’était un autre belge qui était appelé à la rescousse de la zone euro : Herman Van Rompuy, actuel président du Conseil européen, dont le nom a été avancé pour présider le futur gouvernement économique de la zone euro. La « Belgian touch » est décidément très appréciée par les institutions européennes !

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