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BNP Paribas va réduire ses effectifs : la Belgique devrait être épargnée

À l’occasion de la publication des résultats du troisième trimestre de BNP Paribas, son directeur général Baudouin Prot a annoncé qu’un plan de réduction d’effectifs, étalé sur dix ans, serait confirmé et détaillé vers la mi-novembre. Au total, plusieurs centaines d’emplois seront concernés, à l’échelle mondiale et a priori plutôt dans la banque d’investissement.

Ce qui n’est pas vraiment une surprise au regard des piètres performances de la division CIB, qui affiche des revenus en fort repli (- 39,8 %) par rapport au troisième trimestre 2010. Et aucune activité n’est épargnée, depuis la division Actions et Conseil (- 44 %) au Fixed Income (- 33,4 %), en passant par les métiers de financement (- 13,6 %). A contrario, les revenus accusent une perte plus faible en Gestion d’actifs (- 10,8 %) et sont même en hausse dans les métiers Titres (+ 12,4 %) et l’Assurance (- 5,8 %).

Les banques de détail en Belgique ne seront pas affectées par ces suppressions d’emplois, a précisé Baudouin Prot. Seules les banques d’investissement en Belgique pourraient donc être affectées. Interrogé à ce sujet, BNP Paribas Fortis a répondu que l’impact éventuel en Belgique sera probablement très faible, les adaptations nécessaires ayant déjà été réalisées lors de l’intégration de Fortis au groupe BNP Paribas (Trends.be).

L’intégration de BNP Paribas Fortis se poursuit

L’intégration des entités de BNP Paribas Fortis et de BGL BNP Paribas se poursuit, écrit le groupe. Au cours des neuf premiers mois de 2011, 414 millions d’euros de synergies ont été comptabilisés, portant les synergies cumulées depuis 2009 à plus de 1 milliard d’euros, en avance sur le plan d’intégration.

L’entité BeLux Retail Banking affiche plutôt de bonnes performances sur le troisième trimestre. Le produit net bancaire, soutenu par la croissance des volumes, est en progression de 5,5 % par rapport au 3e trimestre de 2010. Le résultat brut d’exploitation en hausse de 7,8 % et le résultat avant impôt en progression de 27,9 % par rapport à celui du 3e trimestre de 2010. Grâce à la mobilisation des réseaux au service du financement de leurs clients, les encours de crédit dans la zone BeLux progressent de 5,9 % par rapport au 3e trimestre de 2010. Les dépôts sont en croissance de 6,8 % avec une bonne collecte sur les dépôts à vue (+ 8,5 %).

Une bonne santé financière qui pourrait expliquer pourquoi Fortis alimenterait sa maison mère BNP Paribas, actuellement bousculée par la crise de la dette, à hauteur de près de 30 milliards d’euros. Il n’est pas correct de parler de transferts de dépôts. BNP Paribas est une contrepartie comme une autre. Nous plaçons une part de nos surplus chez eux, et ils placent également une part de leurs surplus chez nous , explique la banque. Pour sa part, le professeur Eric de Keuleneer, de la Solvay Brussels School of Economics y voit là un signe d’affaiblissement de la banque française.

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