Accord de façade au G20, vos salaires en pâtiront quoi qu'il en soit...

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Le G20, qui s'est tenu ce week-end à Toronto, s'est contenté de valider une taxe facultative (Reuters). Malgré les divergences, les 20 dirigeants des pays les plus riches du Globe veulent faire bonne figure.

Ce qui est déjà extraordinaire, c'est qu'on ne nous empêche pas de le faire et ça fera tache d'huile. Et forcément à l'arrivée, on y arrivera tous ensemble , a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet de Toronto. En attendant, seules la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne s'y sont résolues la semaine dernière, notablement rejoint, en tout cas sur le principe, par les Etats-Unis, qui ont validé vendredi dernier une réforme financière importante (L'Agefi).

US : Une réglementation d'environ 2.000 pages

Depuis les réglementations de 1933 et 1934 à la suite du crash boursier de 1929, c'est à une transformation fondamentale du paysage financier que nous allons assister. Devant l'incapacité des financiers à s'autoréguler, le législateur américain a développé une réglementation d'environ 2.000 pages qui visent l'ensemble des aspects de la finance , annonçait Georges Ugeux, PDG de Galileo Global Advisors sur son blog.

Cette nouvelle vague de régulations n'est pas de bon augure pour les financiers, et plus particulièrement pour leurs rémunérations. En effet, selon une étude de la très sérieuse Stern School of Business de la New York University sur l'évolution des salaires dans l'industrie financière américaine sur la période 1909-2006, les revenus baissent lorsque survient une période marquée par le renforcement des réglementations, et vice-versa, comme le montre le graphique ci-dessous.

Le tour de vis réglementaire fait fuire les professionnels les plus qualifiés

La logique ? La période qui précède la crise de 29 et les années post-80's connaissent un régime de régulation clément, qui favorise l'innovation et le travail de professionnels hautement qualifiés. Une fois le tour de vis réglementaire appliqué (entre 1930 et 1980), ces derniers quittent l'industrie, faisant ainsi baisser le niveau moyen des rémunérations du secteur. Un phénomène qui a aujourd'hui toutes les chances de se reproduire.

La seule et provisoire échappatoire serait désormais de partir travailler dans des pays émergents, tous hostiles à la taxe bancaire et à la taxe sur les transactions financières (L'Agefi).

Source : Wages and Human Capital in the U.S. Financial Industry: 1909-2006

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