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Le coup de poignard : l’édifiante histoire de Stan O’Neal

La chute de Stan O’Neal, comme celle de Charles (Chuck) Prince, a été en grande partie due à l’incompétence. Tous deux ont perdu le contact avec leurs troupes et O’Neal a scellé son sort en se frottant à la banque Wachovia. Mais pour ce dernier, les manipulations et autres dangereuses stratégies employées tout au long de sa carrière n’ont clairement pas aidé…

Impitoyable

Nommé patron de Merrill Lynch en 2002, Stan O’Neal a consolidé la position qu’il avait acquise comme l’aurait fait l’impitoyable Voldemort à l’égard d’un sorcier pré-pubère. Entre 2002 et 2004, il a écarté 19 hauts responsables qui auraient pu être potentiellement une menace pour lui. Stan n’appréciait pas la contradiction, a confié Daniel Tully, un ancien patron de Merrill Lynch, à l’agence Bloomberg.

Après avoir taillé des coupes sombres autour de lui, rien d’étonnant que ce dirigeant ait été poignardé dans le dos. Selon le New York Times, Armando Codina, un directeur nommé par O’Neal lui-même, qu’il connaissait de l’époque où il était chez General Motors, faisait partie des assassins.

Tout le monde n’est pas voué à devenir CEO d’une banque de Wall Street, mais il y a, pour tous, quelques leçons à tirer de cette histoire. Tout d’abord, retenons l’idée qu’il est commode d’avoir des amis -et pas seulement des amis qui sont là quand tout va bien. Ensuite, mener le jeu politique peut porter ses fruits, à condition que celui-ci soit a minima juste et équitable. Stan était hyperactif quand il s’agissait d’écarter des rivaux éventuels, sans réaliser que certains d’entre eux auraient pu être des soutiens. Les clubs ont encore droit à l’existence, mais pas dans le monde moderne des affaires avait déclaré Stan dans The Daily Telegraph, se référant au Wall Street’s old boy network.

L’exemplaire Goldman Sachs

Se montrer aimable avec ses confrères peut vous rendre un grand service à vous et votre employeur de banque. Un analyste de Wall Street a assuré que le succès de Goldman Sachs a quelque chose à voir avec la quête d’un objectif collectif: À Wall Street, il y a beaucoup d’inimitiés entre les desks, mais Goldman Sachs affiche une culture du partage de l’information qui permet d’obtenir un tableau assez fidèle de ce qui se passe sur le marché.

À présent que les affaires se détériorent, il est sans doute temps que le sharing and caring (jusqu’à un certain point bien sûr) devienne la norme en lieu et place du secret et de la lutte à couteaux tirés. Et si vous perdez votre emploi? Dans ce cas, il vous reste au moins quelques amis proches, qui auront la bienséance d’aller faire une partie de golf avec vous!

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