Les Français toujours in love with London ?

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Lorsqu'une chasseuse de têtes nous confiait tout récemment avoir reçu, en l'espace d'une semaine, une dizaine d'emails de candidats français basés à Londres souhaitant rentrer en France , on s'est demandé si la romance des financiers français avec la City n'était pas en train de tourner vinaigre.

Ce retour (en masse) a été beaucoup fantasmé par les médias français pendant la crise, et depuis plus longtemps encore par les politiques, Nicolas Sarkozy en tête. A tous les expatriés qui sont malheureux de la situation en France et de leur départ, je veux dire : Revenez ! , avait-il lancé aux financiers de la City lors de sa campagne présidentielle en 2007.

À Londres, on ne vit plus seulement sur son bonus

Depuis, le gouvernement britannique n'a pas fait de cadeaux à ses financiers. Révision du statut des non-doms en 2008 ; une nouvelle tranche d'impôts de 50% introduite l'an passé pour les revenus supérieurs à 175.000 euros par an (contre 40% auparavant), sans oublier la même année, l'application d'une taxe exceptionnelle sur les bonus... Autant de mesures qui pèsent sur l'attractivité du Square Mile (La Tribune).

Aussi certains ont le sentiment que la vie à Londres n'est plus aussi rose que par le passé. Le dicton selon lequel à Londres, on vit sur son bonus (alors qu'à Paris, on vit sur son fixe) est peut-être moins vrai depuis le durcissement des politiques de bonus différés, qui intervient de surcroît après une voire deux années de vaches maigres.

Les Euro Stars et la French invasion

C'est sûr, quand vous ne voyez plus que la moitié, ou moins, de votre bonus en cash, ça change les habitudes. Cette année, à Londres, on raconte que certains ont acheté une maison en se basant sur une estimation de leur bonus et doivent finalement souscrire un prêt immobilier dans l'urgence , a raconté un banquier basé à Londres aux Echos au début du mois. Certains de mes salariés doivent déménager , ajoute un patron d'une salle de marché de la City.

Pourtant, malgré ces nouveaux aléas, les financiers français seraient toujours sous le charme, si l'on en croit la presse anglaise. La culture méritocratique, tolérante et friendly, un rapport moins tabou avec l'argent, le savoir-faire des tailleurs britanniques continuent de séduire les Euro Stars , selon The Evening Standard, qui titrait la semaine passée sur la French Invasion .

Les observateurs de la communauté française à Londres ne pensent pas que la crise a réduit son importance , lit-on également dans un article de The Economist décrivant le phénomène Paris-on-Thames .

En bref, il faudra plus qu'une crise et quelques mesures fiscales et reglementaires pour entamer la love story entre les Frenchies et la City...

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