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Fortis : le colosse a-t-il des pieds d’argile ?

Vous êtes au sommet ? Il est temps de commencer à s’inquiéter : la nouvelle campagne de pub de Fortis, dont le visuel est une courbe qui monte puis descend, ne croyait sans doute pas si bien dire. La semaine dernière, l’action a reculé de près de 19 % en un seul jour.

Cette journée noire (26 juin) a fait couler beaucoup d’encre mais, pour Pascal Jonnaert, fondateur du cabinet de chasse Jonnaert & partners : Fortis reste une belle institution. Nous ne sommes pas dans le cas de figure d’UBS, qui doit licencier de nombreux professionnels [ndlr : 5 500 dans le monde].

L’inquiétude est palpable dans les rangs de la banque, en particulier chez les salariés actionnaires qui voient leurs économies fondre comme neige au soleil. L’intégration avec ABN Amro, qui doit se concrétiser par l’arrivée de 300 personnes d’ici à avril 2009, suscite également une certaine appréhension.

L’apport récent de l’assureur Ping An dans le capital de Fortis et l’ouverture qu’il représente sur la région Asie/Pacifique rassurent en tout cas Christa Cammaert, senior Client Partner chez Korn/Ferry International : Fortis a une stratégie à long terme. Le rapprochement avec ABN Amro ne s’est pas décidé sur un coup de tête.

Depuis peu, le mécontentement des salariés s’est beaucoup cristallisé sur la personne de Jean-Paul Votron, CEO de Fortis, tenu responsable de la chute du cours boursier et dont le bonus (2,5 millions d’euros) obtenu après le rachat d’ABN Amro et versé avant que l’intégration ne soit menée à bien laisse un goût amer. L’avenir de Jean-Paul Votron est-il menacé à la tête de Fortis ? On n’est pas au football , nous a résumé un syndicaliste. La direction devrait donc rester quelque temps encore sur le terrain. Que ça plaise ou non !

commentaires (4)

Comments
  1. Il n’y a pas que Jean-Paul Votron. Quelqu’un qui devrait peut-être se demander s’il n’est pas temps de passer à autre chose, c’est le “chairman”. Maurice Lippens devrait peut-être passer un peu moins de temps au Cercle de Lorraine et un peu plus à mettre en place une stratégie.

  2. Quand tout va bien la direction de Fortis communique avec le personnel, quand les choses vont moins bien, c’est le silence radio. Ce n’est pas en communiquant par intranet que les équipes de Fortis vont se sentir rassurées.

  3. Ça n’a pas été un raz-de-marée, mais KBC avons accueilli quelques clients qui ont fermé leurs comptes chez Fortis pour débarquer chez nous. Je ne veux pas m’en réjouir : si un jour c’est la banque où je travaille qui est victime des hedge funds, ils retourneront peut-être chez Fortis. Ou ils iront ailleurs.

  4. La fusion avec ABN Amro aurait dû intervenir bien plus tôt. Pour ce genre d’opération, il y a trois choses importantes : le timing, le timing et le timing… Fortis se retrouve pour le moment avec plus de problèmes que de solutions. J’espère pour eux que leurs résultats semestriels seront positifs, parce que sinon, ils vont de nouveau attirer les prédateurs boursiers.

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