OPINION : De la médecine à la banque

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Avec la crise dans les services financiers, on pourrait penser que quelqu'un qui travaille dans la médecine tient à y rester. Or, en tant qu'ancien médecin, je tiens à devenir banquier. Je conviens que les emplois dans la finance sont moins sûrs que ceux dans la médecine, mais je suis fasciné par l'industrie financière et prêt à prendre le risque.

Je suis actuellement en première année d'un MBA dans une école de commerce européenne renommée. Avant de commencer cette formation, j'ai travaillé comme médecin en Suède puis une année en tant que chirurgien dans un hôpital londonien.

La médecine n'a pas été ma seule préoccupation au cours de cette période. J'ai toujours été attiré par le business et, parallèlement à ma carrière médicale, j'ai recherché des opportunités d'affaires. Par exemple, j'ai fondé une petite entreprise axée sur la thérapie de rajeunissement cutané, et travaillé sur plusieurs projets pour une société de capital-risque spécialisée dans le tourisme médical.

Quand ma formation de MBA sera finie, j'aimerais travailler pour le secteur de la santé dans les M & A. La banque d'investissement comble mon appétit pour les affaires. D'ailleurs, les médecins et les banquiers ont besoin de qualités similaires : la curiosité, la capacité de travailler en groupe et le désir de faire le meilleur travail possible, que ce soit pour les clients ou les patients.

J'ai parlé avec plusieurs anciens médecins qui se sont recyclés dans la banque, et tous étaient satisfaits de leur choix. Ils travaillent avec d'anciens clients et parviennent ainsi à combiner leur passion pour la santé avec celle pour les affaires.

J'ai la chance que dans cet environnement, le secteur de la santé soit l'un des meilleurs domaines pour travailler dans la banque. Ce n'était pas facile de trouver un stage cette année, mais ma candidature a été retenue du premier coup.

Si on me dit que je contribue davantage au bien-être de la société en tant que médecin, je réponds que les médecins sont finalement très dépendants de la capacité des sociétés pharmaceutiques et de biotechnologies à développer de nouveaux médicaments. S'il peut aider ces entreprises à améliorer leur performance en leur donnant de bons conseils financiers, alors je pense que c'est aussi une contribution précieuse.

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