HISTOIRE QUI FINIT BIEN : Le DRH de mon ancienne banque m'a recontactée

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Emploi actuel

Analyste risques.

Précédent emploi

Chargée d'affaires Junior.

Quand le dernier emploi a-t-il été perdu ?

En fin d'année dernière.

Quand le nouvel emploi a-t-il été retrouvé ?

4 mois plus tard environ. Mais je dois bien avouer que je n'ai pas mis beaucoup d'énergie dans ma recherche d'emploi. Compte tenu de la situation du marché et de divers mauvais moments , il m'est de fait apparu de plus en plus évident qu'il me fallait d'abord me reconstruire (j'avais fini mes 2 derniers entretiens en larmes) et j'ai pris le parti de différer ma recherche d'emploi pour une période plus propice...

Raison de la perte d'emploi

Officiellement, pour manque de motivation. Par ailleurs, ma banque a finalement été rachetée par une autre. Mon poste n'a d'ailleurs pas été remplacé.

Comment le nouvel emploi a-t-il été trouvé ?

J'avais déjà travaillé par le passé pour la banque où je suis actuellement. Le DRH a vu mon CV sur un site de recherche d'emploi et m'a recontactée.

Moment le plus difficile

L'ambiance était devenue tellement délétère et désagréable dans mon ancien poste, que je dois bien avouer que mon premier sentiment a été un grand soulagement lorsque mon licenciement a été annoncé.

Par ailleurs, compte tenu des circonstances de mon éviction, je savais la loi de mon côté et ai donc accueilli la décision de mon ex-responsable comme une merveilleuse opportunité de pouvoir enfin me consacrer pleinement à la recherche d'un poste à la hauteur de mes attentes.

Seulement, la crise s'était vraiment intensifiée à partir de la rentrée 2008...

Vint ensuite Noël et le moment d'annoncer tout ceci à la famille, aux amis... et d'affronter leur incrédulité, jugement et finalement leur rejet.

Pire. En dépit du fait que j'avais toutes les raisons du monde d'être sans emploi (comme tant d'autres), que ma banque était dans la tourmente rachetée par un concurrent, que j'avais été la dernière embauchée de mon service et donc naturellement la 1re remerciée, etc. je devais affronter à chacun de mes entretiens les doutes voire la méprise de mes recruteurs. Les rapports de force étaient clairement établis et certains prenaient un malin plaisir à me le rappeler.

En y réfléchissant, c'est davantage moi qui éprouvais un malaise à chaque fois que je devais justifier mon licenciement (mais pourquoi devais-je le justifier d'ailleurs ?). Plus que jamais en temps de crise, la concurrence fait rage et on ne vous pardonne aucune erreur .

Signes d'amélioration

Tout s'est amélioré en même temps. J'avais fait des démarches pour des formations (au cas où la crise perdurait, pour diversifier mon horizon et surtout pour reprendre un peu confiance en moi). Elles ont toutes abouti et j'ai été acceptée dans des établissements prestigieux. Je prépare le CFA et suis inscrite dans l'une de ces formations depuis la rentrée.

Mon employeur actuel m'a également contactée quelques jours après et j'ai très vite signé mon contrat.

Je continuais d'être appelée régulièrement par des cabinets malgré la crise, ce qui était de nature à me rassurer.

J'apprenais enfin que mon ex-employeur était sur la sellette... le malheur des uns faisant le bonheur des autres ;-)

Ressources financières

Période trop courte pour que cela ait été véritablement un problème. Il s'avère toutefois compliqué, lorsque l'on a déjà un loyer conséquent, de se retrouver soudainement avec un peu plus de 65 % de son salaire antérieur... D'autant que la situation de chômeur ne vous permet pas de trouver un nouveau logement moins cher.

Leçons tirées suite à cette expérience

Les Français croient à tort que les CDI sont indéboulonnables et que l'on ne peut pas se faire licencier pour délit de sale gueule . Le mythe de la sécurité de l'emploi et le non-droit à l'erreur rendent par ailleurs difficile pour un chômeur le fait de retrouver un poste.

Je regrette d'en avoir parlé à ma famille et mes amis, d'avoir été pour un temps à leurs yeux la pauvre fille paumée et de constater ma soudaine réhabilitation lorsque je suis redevenue une salariée fréquentable. C'était tellement injuste ! On ne voit jamais le chômeur comme une personne en souffrance et victime des lois du marché. La valeur travail est devenue tellement importante que le fait d'être sans emploi vous associalise totalement, comme si notre identité était déterminée presque uniquement par l'activité exercée. C'est dommage, surtout lorsque l'on réalise à quel point le licenciement fait partie de la vie professionnelle et les échecs sont inévitables au cours d'une vie (je dis bien vie et non carrière ).

Je déteste le fait de devoir mentir et dire que mon départ avait été négocié, pour ne pas être cataloguée comme incompétente...

Au final, j'ai perdu beaucoup d'illusions sur le monde du travail. J'ai pris plus de recul et je pense que je saurais mieux affronter cette épreuve si une telle difficulté devait se reproduire. J'ai recentré mes priorités et le travail n'est plus sur la 1re marche. Je pense davantage à moi et à mes proches.

L'important est de toujours rester fidèle à ses valeurs et tant pis si je dois perdre de nouveau un poste pour cela. Il y a un certain nombre d'abus que je ne tolérerai dorénavant plus jamais. Un poste cela se perd et se change !

Mieux vaut également jouer sur tous les plans, tout au long de notre vie, utiliser les leviers relationnels, les facilités de formation offertes et n'avoir de cesse de se renouveler. Je n'aurais probablement jamais retrouvé de poste si je n'avais pas eu tant un profil commercial qu'analyste ainsi que mes atouts linguistiques et mes diverses expériences sur mon CV.

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