OPINION : Je suis submergé par les candidats désespérés

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Je pense être l'une des personnes les plus occupées de mon entourage. De retour au travail après les fêtes de Noël, les rues étaient désertes : pas de file d'attente pour le café dans mon bar de prédilection près du bureau. Tout était parfait et je me sentais d'attaque pour commencer la nouvelle année.

J'ai ensuite ouvert ma messagerie et mis 10 minutes à mettre à jour mes e-mails. J'avais reçu plus de 1 000 messages pendant mes vacances et, en un click, mes rêves de me la couler douce en ce début d'année volèrent en éclats.

Je mis trois jours à nettoyer ma boîte mail et lire les CV. Chaque nuit, j'en recevais une centaine de plus. Les gens qui, l'an dernier, refusaient de me parler m'appelaient maintenant tous les jours pour m'expliquer pourquoi ils étaient le candidat idéal pour un poste auquel ils n'avaient jamais songé auparavant. Ceux qui étaient naïvement persuadés qu'ils ne travailleraient que pour un hedge fund multimilliardaire étaient désormais prêts à entrer dans des petites boutiques de corporate finance, des sociétés de conseil, de relations publiques ou de recrutement.

Difficile de blâmer quelqu'un pour sa créativité, mais les candidats avaient recours à tous les subterfuges pour pouvoir m'approcher : me laisser des messages, dire à mes collègues qu'ils étaient de bons amis à moi ou, le comble, un parent proche !

Personnellement, je suis ravi de discuter. Conseiller les autres fait partie intégrante de mon métier. Beaucoup de types veulent juste avoir une discussion pour se sentir moins seuls. D'autres devront carrément reconsidérer leurs parcours, mais heureusement les places financières retrouveront un jour la confiance, et les gens finiront par trouver un travail qui les rendra heureux. Ce ne sera pas cher payé, mais rester dans le jeu, c'est le bonus de cette année.

En attendant, je n'ai plus à patienter pour mon café.

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