Plus de peur que de mal chez BNP Paribas Fortis

eFC logo

Pas une semaine ne passe sans une annonce de réduction de postes, une cessation d'activité ou encore une restructuration. Mais derrière les titres sentencieux de la presse, il s'avère que les chiffres qui font la une ne correspondent pas toujours aux pertes nettes d'emploi.

Chez BNP Paribas Fortis, qui annoncé d' excellents résultats pour le troisième trimestre 2009, le pire a en tout cas été évité.

Alors que 2 000 emplois sont appelés à disparaître, le plan de restructuration concocté par la direction arrive à une perte nette de seulement quelque 750 équivalents temps plein en Belgique d'ici à 2012. En effet, 700 nouveaux emplois seront créés dans le secteur commercial tandis que 550 autres le seront par l'implantation en Belgique de centres de compétence pour le compte de BNP Paribas, notamment dans les activités de support.

En outre, la mobilité interne sera être privilégiée. Ainsi, 800 personnes pourraient être appelées à changer de fonction. La réorganisation sera détaillée dans une convention collective ad hoc, et une garantie d'emploi de minimum trois ans pourrait y figurer.

Au final, ce bilan est très éloigné du bain de sang social prédit par bien des partisans du maintien d'une banque Fortis indépendante, se félicite le syndicat libéral belge CGSLB.

500 emplois déménagent de Paris vers Bruxelles

La banque d'affaires, les ressources humaines et le risk management figurent parmi les départements les plus affectés par les réductions d'effectifs. Les activités de marchés que l'on croyait condamnées ont été sauvées. La salle de marché devrait encore employer environ 200 à 300 personnes dans le futur contre 800 avant le rachat.

Parallèlement, BNP Paribas aurait l'intention de transférer 500 emplois de Paris à Bruxelles avec le déménagement entre autres du service internet du groupe tout entier, programmation et développement des services en ligne inclus (lalibre.be).

A la fin octobre, un scénario similaire se dessinait chez Dexia. Le groupe de services financiers franco-belge annonçait qu'il s'engageait dans une nouvelle étape de son plan de transformation. Etape qui doit se traduire par la suppression de 602 postes, dont 445 en Belgique, 14 en France et 143 au Luxembourg. Ce projet est actuellement soumis à la consultation des partenaires sociaux. Des moyens considérables ont été mis en place pour promouvoir la mobilité interne, nous a-t-on précisé chez Dexia, qui ajoute que dans certains domaines, par exemple dans le réseau commercial ou pour des fonctions spécialisées comme le juridique ou le risk management, des recrutements externes sont en cours.

Secteurs les plus recherchés

Loading...

Recherche emploi

Rechercher articles

Close