Brexit : ces acteurs de la City autres que les banques susceptibles de vous recruter à Paris...

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Non, il n'y a pas que les grandes banques d'investissement anglo-saxonnes implantées à la City de Londres à vouloir s'installer et recruter à Paris dans le sillage du Brexit. Il y a également des compagnies d'assurances comme le géant américain Chubb ou bien des sociétés de gestion d'actifs comme Schroeder ainsi que des gérants français comme Clerville Asset Management, Eleva ou Smart Lenders qui redéploient leurs équipes dans la capitale française.

D'autres sociétés londoniennes intervenant dans des secteurs auxquels on ne pense pas spontanément (intermédiation financière par exemple) ont elles aussi débarqué dans l'Hexagone (ou sont en passe de le faire) et sont à la recherche de talents financiers locaux pour compléter leurs équipes déjà transférées. Voici quelques exemples significatifs....

Des plateformes de trading (ex : Aquis)

Le groupe de services britannique Aquis, qui emploie une trentaine de professionnels et exploite la plate-forme de trading paneuropéenne Aquis Exchange, a annoncé ce lundi vouloir ouvrir un bureau à Paris en vue du Brexit. La direction de la société explique que cette décision visait à assurer la continuité de ses services à ses clients après le Brexit.

Pour ce faire, une demande a été déposée auprès des autorités françaises compétentes (AMF, ACPR) afin qu'elle puisse devenir une entreprise d’investissement autorisée à exploiter une plateforme de trading multilatérale à Paris. C'est donc le moment de postuler, notamment si vous avez des compétences dans le trading cash actions qui est le domaine de prédilection d'Aquis Exchange.

Des sociétés de courtage (ex : TC ICAP)

Début août, le courtier interbancaire britannique TP ICAP coté à la Bourse de Londres et spécialisé dans l'intermédiation de produits financiers, a choisi Paris comme futur siège européen post-Brexit. Le groupe qui emploie plus de 5.000 personnes dans une vingtaine de pays a donc sollicité l'enregistrement d'une filiale auprès des régulateurs français.

Une décision hautement stratégique pour TP ICAP qui a remercié son directeur général au mois de juillet et a d'ores et déjà prévenu que ses profits opérationnels seraient inférieurs aux attentes des investisseurs cette année en raison d'une augmentation de ses coûts liée au Brexit et aux nouvelles règles de transparence des marchés d'instruments financiers (MiFID II).

Des hedge funds (ex : Chenavari)

Selon une information discrètement parue cet été dans L'Agefi, l'imminence du Brexit a poussé Chenavari à se rapprocher de ses racines françaises. Fondé par le français Loïc Féry, le hedge fund dont les bureaux se situent à Londres entre Hyde Park et Buckingham Palace serait sur le point d'ouvrir une antenne à Paris.

Chenavari Investment Managers est la société de gestion d'actifs obligataires de Chenavari qui investit également via des sociétés de financement spécialisées qu'elle possède (leasing, crédit a la consommation, crédit hypothécaire). A la recherche de professionnels des marchés de crédit, elle semble particulièrement apprécier les Frenchies comme en témoigne le recrutement au mois de juin de Benjamin Jacquard, ex-responsable mondial des activités de crédit BNP Paribas CIB, en qualité de directeur associé et responsable des développements stratégiques. Serez-vous le prochain à être recruté ?

Des sociétés fintech (ex : SETL)

Fondée en 2015 à Londres, la fintech SETL qui déploie une infrastructure de règlement et de paiement institutionnels multi-devises, multi-actifs, fondée sur la technologie blockchain, avait annoncé l'an dernier l’ouverture d’un bureau à Paris dirigé par Pierre Davoust,un haut fonctionnaire du Trésor débauché pour la circonstance.

Depuis, d'autres recrutements ont eu lieu comme celui de David Poupardin  (ex- OFI AMM et Groupama AM) nommé Business Development Officer dans l’équipe de SETL France. Présidée par Sir David Walker, ancien président de Barclays et de Morgan Stanley International et dirigée par Peter Randall, fondateur du groupe boursier Chi-X. la société SETL compte aujourd'hui 60 personnes réparties entre Londres, Paris et Tokyo dont 20 à Paris.

Début 2018, SETL a annoncé que Citi et le Crédit Agricole étaient entrés à son capital, rejoignant ainsi Computershare, Deloitte et S2iEM en tant qu’actionnaires de la société. SETL développe désormais des infrastructures de marché telles qu’IZNES, première plateforme pan-européenne d’achat et de vente de fonds en blockchain et qui regroupe aujourd’hui 20 sociétés de gestion de premier plan. A suivre de près donc...

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Credit photo : PeopleImages / gettyimages

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