Vous voulez rejoindre le secteur fintech en France ? Voici les toutes dernières tendances à connaître...

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Le cabinet de conseil en stratégie et management Exton Consulting spécialisé dans les services financiers a dévoilé les premiers résultats d’une étude exclusive intitulée « L’attractivité de la France pour le développement du secteur FinTech » et menée en partenariat avec Finance Innovation sur l’état des lieux des FinTech/InsurTech en France et l’attractivité de l’Hexagone pour le développement de la filière.

Cette étude est l’aboutissement d’une enquête menée au printemps 2018 auprès de plus d’une centaine de jeunes pousses ; de visites d’accélérateurs à la rencontre de chargés d’incubation et dirigeants de FinTechs pour comprendre comment ils évaluaient l’écosystème dans lequel ils évoluaient ; et enfin d’échanges avec des personnalités clés de l'entrepreneuriat et l’industrie financière.

Les enseignements complets de cette étude qui dresse un panorama complet de la FinTech française en mettant en exergue les vagues et dynamiques de créations, les différentes typologies de structures par taille, le profil des dirigeants, le niveau d’internationalisation de ces start-ups… seront délivrés en septembre 2018. En attendant, voici les principales tendances et chiffres-clés à retenir si vous envisagez de faire carrière dans la fintech...

Un écosystème structuré et créateur d'emplois

L’écosystème FinTech s’est considérablement structuré et densifié ces dernières années. Rien que sur les 6 derniers mois, près d’une dizaine de programmes d’accompagnement dédiés à la FinTech et l’InsurTech ont été lancés sur l’ensemble du territoire. La dynamique entrepreneuriale est forte puisque 30% de ces start-ups ont été créées il y a moins de 2 ans.

La FinTech est également un secteur créateur d’emplois dans les TPE/PME, alors que l’industrie financière traditionnelle en perd. Elle attire la génération Y et des Millenials, qui constituent l’essentiel des 9.500 recrues. Ces emplois directs bénéficient majoritairement au bassin parisien où sont situées près de 80% des FinTechs.

A noter que deux tiers des FinTechs ont également recours à des Freelancers, des emplois indirects non négligeables. 53% sont encore de très petites structures de moins de 10 salariés et 86% de moins de 25 employés.

Des profils financiers expérimentés

Les entrepreneurs FinTech, 40 ans en moyenne, sont des profils expérimentés qui ne sont pas là par hasard :73% des fondateurs ont une longue expérience dans les services financiers, 46% sont des « serials entrepreneurs ». Ils entreprennent essentiellement pour « répondre à une vocation », « avoir un impact et moderniser la filière ». Un bémol : le secteur peine encore à se féminiser, la filière n’embauchant que 26% de femmes, et dans 9 cas sur 10, les fondateurs sont des hommes.

Des structures encore fragiles

Malgré de belles croissances enregistrées par certaines étoiles montantes, ces structures sont encore fragiles. Plus de 50% peinent à atteindre les 300k€ de revenus, 26% sont encore en stade d’amorçage et pré-commercialisation et moins de 20% déclarent être rentables, un peu plus pour celles opérant en B2B2C (le modèle B2 « particuliers » imposant des coûts d’acquisition clients trop élevés).

Cap sur l'international

La France a cependant su faire émerger des FinTechs prometteuses, qui se démarquent déjà à l’international en enregistrant des fortes croissances et en étant parvenu à lever plusieurs dizaines de millions d’euros en 2017. Les levées de fonds sont globalement de plus en plus conséquentes dénotant une volonté des FinTechs françaises de changer d’échelle et d’accélérer leur expansion internationale.

En 2017, 290 M€ ont été levés pour 60 deals (voir graphique ci-dessous). Le ticket médian se situe désormais à 2,25 millions d’euros (+150% vs 2016, et multiplié par 4 en 3 ans). Ce montant reste encore faible par rapport à d’autres places FinTech (US, UK, Singapour) et insuffisant pour transformer ces FinTechs en licornes.

Extongraph

Source : Exton Consulting

Banquiers et assureurs de la partie

Enfin, les nombreuses initiatives d’open-innovation mises en place par les banquiers et assureurs traditionnels sont accueillies très positivement par ces jeunes pousses : 75% saluent cette volonté d’ouverture à leur encontre, 67% ont noué au moins un partenariat avec un corporate du secteur (Proof of Concept ou contrat sur une plus longue durée), mais pas nécessairement en France. Elles déplorent encore la lenteur, la complexité des interactions ainsi que les lourdeurs dans les processus de contractualisation.

« Les acteurs traditionnels ont désormais compris que ces FinTechs, grâce à leur capacité à rapidement délivrer des solutions innovantes et facilement intégrables au travers d’APIs, étaient des partenaires crédibles et nécessaires à la modernisation de la filière » se félicite Sophie Zellmeyer, directrice innovation, au sein d’Exton Consulting. « Le train de l’open-innovation dans l’industrie financière est résolument mis en marche ».

Vous avez un scoop, une anecdote, un conseil ou un commentaire que vous aimeriez partager ? Contact : tiochem@efinancialcareers.com

Credit photo : metamorworks / gettyimages

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