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Certains analystes n’ont pas attendu MiFID II pour passer d’un courtier indépendant à une banque d’investissement

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Certains analystes n’ont pas attendu l’entrée en vigueur de MiFID II pour passer d’un courtier indépendant à une banque d’investissement. C’est le cas par exemple de Mourad Lahmidi qui a rejoint en début d’année UBS en tant qu’executive director Equity Research où il est en charge du suivi de valeurs midcaps sur la France, la Belgique et le Luxembourg.

Titulaire d’un DESS Finance à l’Université Paris Nanterre, Mourad Lahmidi a débuté sa carrière en 2004 chez Exane New York comme equity analyst en charge des actions américaines (2004-2006) puis Exane Paris en charge des small & midcaps (2006-2008) avant de rejoindre Fortis en 2008 puis CA Chevreux en 2009.

Avant de rejoindre UBS, Mourad Lahmidi était managing director chez MainFirst Group à Paris depuis 2012, l’année même où le groupe bancaire d’origine allemande (mais dont le siège social est en Suisse) a ouvert un bureau de recherche à Paris avec une équipe constituée d’une douzaine de collaborateurs (pour moitié des analystes et moitié des vendeurs actions) chargés suivre de 80 à 100 valeurs hexagonales.

Chez MainFirst, Mourad Lahmidi était alors en charge des secteurs services aux entreprises, biens de consommation et small & mid caps. Ses compétences étaient visiblement appréciées. « L’avis de l’analyste Mourad Lahmidi compte puisqu’il est classé au deuxième rang des recommandations les plus fiables sur le dossier depuis un an », pouvait-on lire l’an dernier sur une note concernant l’action du groupe d’électroménager SEB dont il était chargé du suivi.

L’effet MiFID, vraiment ?

Une recrue de choix donc pour le géant helvète dans un contexte où MIFID II est devenue une catastrophe pour les analystes financiers indépendants n’étant pas adossés à une grande banque d’investissement. Cela dit, un courtier de la taille de MainFirst, classé à la première place du classement Extel Survey 2017 en Allemagne et la deuxième place en Suisse, affiche sa sérénité.

« Nous ne considérons pas MiFID II comme un risque mais comme une opportunité », rappelle ainsi Ebrahim Attarzadeh, Head of Equities chez MainFirst. « Par conséquent, au cours des dernières années, nous avons continué d’améliorer la qualité de nos recherches et de notre exécution. Dans un marché de plus en plus compétitif et stimulant, ces récompenses nous incitent à continuer dans ce sens ». Plutôt rassurant, non ?


Crédit photo : manop1984 / gettyimages

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