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De l’Impact investing à la Venture philanthropy : le nouveau jargon de la générosité…

Businessman presenting sustainable development word cloud

Vous voulez travailler dans la finance durable ? Encore vous faut-il être familier du jargon financier de la générosité. A ce sujet, la société indépendante de multi family office MJ&Cie basée à Paris et Genève a recensé dans sa newsletter du 4e trimestre 2017 les principaux termes usités qu’elle nous a autorisé à publier ci-dessous et que nous avons classé par ordre alphabétique…

Entreprise sociale : entreprise à but lucratif, mais dont la mission inclut un but social (ex. : créer des applications pour permettre aux agriculteurs africains les plus isolés d’avoir accès aux prévisions météo). Elle repose en principe sur un modèle d’affaires pérenne et rentable, et fonctionne selon une gestion responsable et transparente. Certaines ONG se transforment en entreprises sociales pour changer d’échelle.

Impact investing : l’investissement à impact social, de son nom français, désigne des mécanismes censés générer un rendement financier tout en apportant un progrès social mesurable. Le secteur représenterait déjà 114 milliards de dollars d’actifs gérés de façon « impactante » et pourrait atteindre plusieurs centaines de milliards en 2020. Parce qu’il promet un profit aux investisseurs, l’impact investing devrait, à terme, mobiliser des sommes très supérieures aux dons traditionnels.

Proof of concept : se dit de la preuve (en principe une évaluation chiffrée) qu’un projet philanthropique va produire des résultats, afin de convaincre d’autres donateurs.

SDGs (sustainable development goals) : les objectifs de développement durable (ODD) ont été adoptés par les 193 états membres des Nations Unies en 2015. Ces dix-sept grands objectifs (élimination de la pauvreté, des mauvaises conditions sanitaires,…) sont utilisés comme référence par les donateurs privés. Les atteindre d’ici à 2030 coûterait 2.500 milliards de dollars.

Social impact bonds : obligations levées auprès d’investisseurs privés, avec un objectif social ou humanitaire, et remboursées avec intérêts si leur impact est démontré. Le premier titre de ce type a été lancé en Grande-Bretagne en 2010. Il s’agissait de financer, pour £5M et sur cinq ans, un programme de réinsertion de détenus de la prison de Peterborough. Il a permis de réduire le taux de récidive, coûteux pour les finances publiques : les investisseurs ont donc été remboursés avec intérêts. Depuis, les programmes de ce type se multiplient dans des secteurs où l’Etat s’avoue trop lent ou trop prudent pour agir. Le rendement de l’obligation (le plus souvent entre 5% et 10%) est directement lié à l’impact. Dans le même esprit, les « obligations vertes » financent des projets luttant contre le réchauffement climatique. Ces émissions ont atteint $100 milliards au cours des 10 premiers mois de 2017, emmenées par la Chine et la France.

Systémique : la philanthropie d’aujourd’hui veut être systémique, c’est-à-dire capable de modifier les fonctionnements profonds qui engendrent la pauvreté, les maladies, les dégradations environnementales. Les nouveaux philanthropes ne veulent pas mettre un sparadrap, ils veulent créer le changement. On parle aussi de change makers.

Venture philanthropy : se dit d’une approche innovante, et entrepreneuriale, des projets philanthropiques, avec un accent mis sur la mesure de la performance pour améliorer de futurs projets.


Credit photo : NicoElNino / gettyimages

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