Voici les profils les plus difficiles à recruter chez Goldman Sachs, et où les trouver…

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Jo Hannaford Goldman Sachs

Si vous voulez décrocher un emploi en technologie chez Goldman Sachs en Europe, vous devez vraiment connaître le nom de Joanne Hannaford. En tant que responsable de la technologie EMEA chez Goldman depuis mars 2017, elle commence sa journée en appelant les technologues juniors de la banque pour vérifier le code. Elle est la gardienne de 2,5 milliards de lignes de code chez Goldman. Elle est également la femme en charge du recrutement dans la technologie européenne chez Goldman Sachs.

Dans un nouveau podcast de Goldman Sachs, Joanne Hannaford affirme que le plus difficile en matière de technologie est de « pouvoir trouver des ingénieurs talentueux », et que le Brexit n’arrange rien. Les jeunes diplômés européens ont tendance à multiplier les formations si bien que le continent européen compte « de nombreuses universités en technologie » et un « grand nombre de diplômés en ingénierie [informatique] ».

Privé de ces talents, le bureau de Goldman Sachs à Londres pourrait trouver problématique le recrutement de technologues. Afin d’anticiper cela, la banque américaine a augmenté jusqu'à 98 000 £ (113.000 €) les salaires des technologues de première année titulaires d’un Master.

Heureusement, Londres n'est pas le seul avant-poste technologique européen de Goldman. La banque américaine a également un bureau technologique à Varsovie, en Pologne, où travaillent plus de 600 personnes dans les domaines de la technologie, des risques, des finances, de la gestion du capital humain et dans la division strats securities. Joanne Hannaford note que la firme aime recruter des mathématiciens et des modélisateurs quantitatifs français pour ses postes de strats trading, ce qui implique que Goldman pourrait encore augmenter la taille de son équipe strats parisienne existante après le Brexit.

À la fin de l’année dernière, Goldman Sachs a annoncé avoir embauché 850 stagiaires diplômés dans sa promotion de technologie en 2018, alors qu’ils étaient 450 en deux ans plus tôt.

Dans le podcast, Joanne Hannaford a suggéré que la technologie sur laquelle repose Marcus, la nouvelle banque de détail en ligne de Goldman, pourrait être l'une des initiatives les plus intéressantes sur lesquelles travailler en tant qu'ingénieur. Comme Marcus a été créé ex-nihilo, sans plate-forme héritée, elle rappelle que la banque a été capable de travailler très rapidement et de construire Marcus avec ses ingénieurs existants, en seulement 12 mois.

Même s’il est difficile d’embaucher des technologues, Joanne Hannaford admet qu’il n’était pas facile non plus de les garder. Goldman a perdu des ingénieurs au profit de la recherche médicale. « Le tas d'applications que nous avons pour le risque de marché ou le risque de crédit s'appliquent aussi au traitement du cancer », explique-t-elle. Celle qui a grandi dans le East End de Londres et aspirait initialement à devenir universitaire reconnaît s'être lancée dans la banque pour « acheter un cadeau de mariage vraiment sympa » à sa sœur pour payer ses vacances d’été.

Même quand elle a rejoint Goldman il y a 23 ans, elle a rappelé que la société essayait déjà d'automatiser ses produits de recherche. Il y a trente ans, l'informatique était considérée comme « un très bon travail pour une femme ». Maintenant, dit-elle, c'est considéré comme « le genre de carrière qu'un homme ferait par opposition à une femme ». Et d’ajouter : « Je regarde autour de moi et je me demande où sont passées ces femmes ? »

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