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Voici les 8 tendances disruptives de la Fintech sur les services financiers

"Fintech" word on digital virtual screen with two businessman hands holding smartphones background.

Les Fintech ne dominent peut-être pas encore l’industrie des services financiers, mais elles ont en tout cas posé les bases des changements qui vont révolutionner le secteur dans les années à venir. Tel est le constat de la troisième édition du rapport Beyond Fintech réalisé par le Forum économique mondial (ou Forum) et le cabinet d’audit et de conseil Deloitte.

Ce rapport de près de 200 pages étudie les transformations opérées par les Fintech dans l’industrie des secteurs financiers (banque digitale, banque commerciale, infrastructure de marché, assurance, gestion des investissements, etc.) et identifie huit tendances disruptives susceptibles de bousculer le paysage concurrentiel de l’écosystème financier. Voici lesquelles, exemples à l’appui :

1. Marchandisation des coûts

Les institutions financières adoptent de nouvelles technologies pour accélérer la marchandisation des facteurs de coût.

Exemple : dans le digital banking, les banques travaillent de plus en plus de concert avec les régulateurs pour mettre en place des offres de services axés sur des tâches obligatoires mais non essentielles telles que KYC (Know Your Customer) et AML (lutte anti-blanchiment).

2. Redistribution des bénéfices

Les nouvelles technologies donnent naissance à de nouveaux types de bénéfices au sein et entre les chaines de valeur.

Exemple : dans la gestion des investissements, les marges diminuant du fait d’une demande accrue de produits à faible coût et des robo-advisors, les opérateurs historiques recherchent des économies opérationnelles.

3. Propriété de l’expérience client

Les distributeurs jouiront d’une position de force stratégique en tant que propriétaires de l’expérience client.

Exemple : dans l’activité crédits, les prêteurs ciblent les plateformes non financières car elles fournissent un accès aux moments précis où leurs clients ont le plus besoin de crédit, comme pendant le management supply chain ou l’apurement des comptes débiteurs.

4. Développement des plateformes

Les institutions financières ont de plus en plus recours à des plateformes multi-services, qu’elles utilisent comme canaux de distribution et d’échange à travers le monde.

Exemple : en infrastructure de marché, les plateformes de trading collectent des données pour créer une vue agrégée du marché, faciliter la recherche de contreparties adéquates, et même produire des analyses qui éclairent tous les participants.

5. Monétisation des données

Les institutions financières commencent à développer différentes stratégies data pour s’engager sur la voie de la monétisation des données, ouverte par les entreprises technologiques.

Exemple : dans le secteur de l’assurance, les consommateurs exigent une couverture pour des emplacements, des utilisations, et des délais spécifiques, ce qui incite les entreprises à collecter des données supplémentaires les aidant à mieux calibrer leurs produits.

6. L’avènement des robots

Les nouvelles technologies telles que l’Intelligence Artificielle annoncent de grands changements sur le plan des ressources humaines.

« L’Intelligence artificielle, les systèmes autoapprenants, “machine learning” et “deep learning“, tirent vers le haut l’ensemble de la chaine de valeur de l’industrie financière », rappelle ainsi Julien Maldonato, directeur Conseil Fintech Disruptors chez Deloitte.

7. Technologies d’importance systémique

Les institutions financières, quelle que soit leur taille, s’appuient sur les moyens de grandes entreprises technologiques.

Exemple : les clients habitués aux offres clientèle des entreprises technologiques et à un certain niveau de services dans des contextes non financiers s’attendent à la même chose dans les services d’investment management.

8. Régionalisation

Les spécificités des réglementations et des besoins des clients selon les pays ont donné naissance à des modèles régionaux différenciés.

Exemple : en equity crowdfunding, les juridictions considèrent le financement participatif de manière très différente et traitent donc son risque profil différemment, ce qui entrave la capacité des plates-formes à se développer et à fonctionner internationalement.

Crédit photo : jamesteohart / gettyimages

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