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Les banquiers vont-ils voir augmenter leurs rémunérations en 2017-2018 ?

Businessman hand stacking one euro coins into increasing columns.

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) ont débuté dans le secteur bancaire. C’est BNP Paribas qui a ouvert le bal le mois dernier, donnant ainsi une indication sur les tendances à venir en matière de rémunérations, même s’il faudra attendre la fin des discussions qui courent jusqu’à la fin du mois de novembre pour l’ensemble des banques concernées.

Le premier round de négociations a été jugé décevant selon les organisations syndicales. La base de discussion comprend le maintien d’une enveloppe globale consacrée aux augmentations individuelles de 1,5 % de la masse salariale, tandis qu’aucune mesure d’augmentation générale collective n’est prévue, rapportent Les Echos.

Ce qui au demeurant n’est pas vraiment une surprise. Dans son étude annuelle sur les rémunérations, Deloitte apporte un éclairage sur les évolutions salariales en 2017 et sur les perspectives d’augmentations pour 2018, sur la base de l’analyse de données isssues de 503 entreprises représentant 886.500 bulletins de paie au sein des principaux secteurs d’activité (y compris la banque et l’assurance).

« Les prévisions d’augmentation pour l’année prochaine sont, à nouveau, extrêmement prudentes, de l’ordre de 1,8%. La prévision d’inflation 2017 à 1,3% risque d’entraîner une moindre augmentation du pouvoir d’achat cette année que l’année dernière », indique Jean-Philippe Gouin, associé Capital Humain chez Deloitte.

Le règne de l’individualisation

Selon Deloitte, les augmentations en 2017 ont été de l’ordre de 2,5% pour les cadres, ce qui est légèrement en baisse par rapport à 2016. Hors promotion, les augmentations ont été de l’ordre de 2,2%. Si la pratique du gel salarial est plus développée cette année, les fortes augmentations – supérieures à 10% – sont également plus nombreuses.

Attention cependant : la rémunération variable individuelle (bonus et commission) ne concerne pas tous les salariés : 66 % des cadres en bénéficient et près de 80% des cadres supérieurs. Après une hausse en 2016 de l’ordre de 10% à 12%, les montants de rémunération variable individuelle continuent de progresser fortement cette année : +5% à 7% par rapport à 2016. Selon les niveaux de responsabilité et la famille de métier, le bonus représente de 5 à 30% du salaire de base. Le pay-out (rapport entre le bonus versé et le bonus cible) est cette année de 89%, légèrement supérieur à 2016 (86%).

Enfin, Deloitte relève qu’après une diminution depuis plusieurs années, l’épargne salariale (intéressement et participation) progresse fortement cette année, de l’ordre de 7% à 10% ce qui représente une hausse moyenne de 200 à 300 euros. Toujours bon à prendre.

Des indemnités de rupture qui baisseront en 2018

Les cadres bancaires appartenant à la catégorie des «preneurs de risques», ou material risk takers (MRT), verront, en 2018, leurs indemnités de licenciement ou de rupture diminuées, rapporte L’Agefi. En effet, ils ne pourront plus attaquer leur employeur au sujet de la prise en compte des bonus dans le calcul des indemnités. Annoncée en juillet par le gouvernement, la mesure sera votée en première lecture avant la fin de l’année, trouvant sa place dans l’un des prochains projets de loi.

Précisément, il s’agit de ne plus prendre en compte les «primes et bonus récupérables» dans le calcul de l’indemnité. Autrement dit, les bonus déjà versés continueront d’être intégrés. En revanche, ceux qui sont acquis, mais dont le paiement est différé, ne le seront plus. Aujourd’hui, beaucoup de cadres considèrent que ces bonus dits différés sont partie intégrante du salaire, ils attaquent en justice les employeurs qui refusent de l’accepter.

Encore faut-il savoir… bien négocier son salaire !

« La rémunération est trop souvent réduite à un montant annuel brut », précisent les auteurs de la dernière étude de rémunérations 2017-2018 du cabinet de recrutement Hays . « Lorsque le moment arrive d’aborder avec le collaborateur ou avec son supérieur hiérarchique le sujet de la rétribution, le premier enjeu de la discussion est de se comprendre mutuellement sur tous les aspects proposés ou souhaités ».

Et d’ajouter : « Il convient d’expliquer toutes les composantes annexes du salaire qui peuvent parfois être plus avantageuses pour le collaborateur ». Pour ce faire, Hays a schématisé ci-dessous les composantes d’une rémunération globale, telle qu’elle doit être perçue par les deux parties :

Hays-Infographie

Crédit photo : ajcabeza / gettyimages

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