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Après Bank of America, au tour de Citigroup de lorgner sérieusement sur Paris

Antique telescope with view over Paris

Décidément, une bonne nouvelle n’arrive jamais seule ! Après que Bloomberg ait révélé mercredi que Bank of America pourrait choisir Paris afin d’en faire son hub de trading post-Brexit, c’est Citigroup qui pourrait venir s’installer dans la capitale française. En effet, Citigroup a demandé une licence en France pour ses activités de marché, selon James Cowles, patron de la banque américaine pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, dans une interview publiée ce vendredi dans Les Echos.

« L’option la plus évidente était de convertir notre filiale allemande en société d’investissement. Elle était déjà dotée en capital et nous y comptons plus de 300 personnes. Mais nous avons aussi initié une demande de licence de broker-dealer en France », explique-t-il. « La France est importante pour Citi et les réformes annoncées la rendent plus attractive. Nous allons augmenter notre présence dans plusieurs activités à Paris, ainsi que dans d’autres pays en Europe ».

Et d’ajouter que le Brexit ne devrait pas affecter plus de 100 à 200 postes chez Citi et que ceux-ci seront transférés dans les principales implantations de la banque en Europe, comme Francfort, Paris, Milan ou le Luxembourg. « Nous procéderons aussi à des recrutements. Notre entité allemande captera certainement des spécialistes juridiques, des risques, des ressources humaines et des finances. Mais ce qui est certain aussi, c’est que la taille de Paris sera plus importante demain qu’aujourd’hui », précise-t-il.

L’emploi du conditionnel s’impose

Cependant, il convient de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Une source proche de Bank of America Merrill Linch (BAML) a indiqué qu’aucune décision concrète sur l’emménagement dans de nouveaux bureaux dans la capitale française n’avait encore été prise à ce jour et qu’il était prématuré de chercher à quantifier le personnel pouvant être affecté par ce transfert s’il avait lieu.

Faut-il rappeler que BAML a déjà choisi Dublin comme base européenne post-Brexit pour certaines opérations de banque d’investissement, la banque ayant annoncé jeudi la composition de l’équipe dédiée aux opérations dans l’UE, avec pour effet la relocalisation du chairman Bruce Thompson vers l’Irlande en tant que chief executive.

Quant à Citigroup, Paris ne deviendrait réellement importante que dans l’hypothèse du déclenchement d’un «Brexit dur» en avril 2019. Et si la banque américaine a l’intention de développer ses activités de banque d’investissement, de trading et de banque privée dans l’UE, ses bureaux de Londres resteraient son siège pour la région EMEA, rappelle Reuters. Reste à savoir si Paris l’emportera face à Luxembourg, Milan et surtout Francfort qui a pris une sérieuse longueur d’avance avec notamment les transferts déjà entérinés de Goldman Sachs, Morgan Stanley et Deutsche Bank.

Crédit photo : pabloborca /gettyimages

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