Fortis et BNP Paribas : accouchement dans la douleur

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La première partie de l'assemblée générale de Fortis a eu lieu dans un climat houleux ponctué d'incidents. Ce n'est pas tous les jours que des actionnaires jettent de la petite monnaie, des bouteilles ou même... des chaussures à la tête de la direction, qui a placé une rangée de gardes de sécurité entre elle et les actionnaires pour éviter un lynchage.

Après le vote en faveur de la vente à BNP Paribas, le versant juridique de cette saga ne semble pas encore clôturé. Des rebondissements sont encore possibles, mais le moment est venu de se demander si cette opération est une bonne ou une mauvaise chose pour le personnel de Fortis. Rappelons que des membres du personnel de Fortis sont actionnaires de leur entreprise.

Robert Wtterwulghe, professeur d'économie à l'UCL et avocat de Test-Achats, est alarmiste : Plusieurs de mes anciens étudiants sont membres du personnel de Fortis. Pour eux, c'est une mauvaise décision. Ils voient venir un bain de sang [social NDLR] qui ne saurait tarder. J'ai été frappé par le manque de garanties données aux syndicats.

Me Modrikamen, qui a coalisé des petits porteurs et défendu bec et ongles l'option stand-alone, est également pessimiste : Le personnel de Fortis peut s'attendre à des milliers de suppressions d'emplois dans l'année ou dans les deux ans. Je pense que malheureusement BNP Paribas va apporter des réductions massives d'effectifs, essentiellement au niveau des services centraux.

Georges Corman, délégué CGSLB, était moins inquiet. Nous avons eu des contacts avec les syndicats de BNP Paribas. Les engagements pris par BNP Paribas à l'occasion de nouvelles implantations ont toujours été respectés.

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