HISTOIRE QUI FINIT BIEN : un senior se recycle dans le back-office

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Emploi actuel

Je travaille dans le back-office d'une société d'investissement. Ma fonction exacte est Gestionnaire back-office et je m'occupe de mettre en place les opérations initiées par les vendeurs (le front-office) afin que les règlements/livraisons de titres se déroulent bien. J'exerce mon activité sur le marché actions sur les valeurs françaises, belges, hollandaises et allemandes.

Emploi précédent

Quasiment 20 ans (1987-2007) dans le monde de la finance, exclusivement dans des sociétés de Bourse, ex-agents de change.

Combien de temps sans emploi ?

J'ai passé 8 mois au chômage avant de retrouver un poste.

Raison de la perte d'emploi

J'ai perdu mon emploi parce que la maison mère a fermé sa filiale déficitaire, pour se recentrer sur son métier de base.

Comment le nouvel emploi a-t-il été trouvé ?

J'ai été obligé de me réorienter vers des postes non commerciaux afin de valoriser ma longue expérience des marchés. Ces marchés financiers qui, depuis 20 ans, ont évolué à toute vitesse et où l'informatique règne en maître. J'ai finalement retrouvé un poste en mars 2008 grâce à mon réseau, avec un salaire inférieur de 30 %, une épée de Damoclès au-dessus de la tête et le sentiment de repartir de zéro pour les 20 ans qu'il me reste à faire avant la retraite, si j'en touche une un jour !

Moment le plus difficile

Les recruteurs recherchent souvent le mouton à 5 pattes qui se rapprocherait un peu de ce profil : bac + 5, environ 25 ans, corvéable à souhait, si possible avec de l'expérience et acceptant le smic et parlant couramment bien sûr au moins 2 langues étrangères. Autant dire que ce n'était pas gagné pour moi à 44 ans avec seulement un bac et une carrière en autodidacte, et avec un salaire fixe confortable conquis après 20 ans de travail. Ne parlons pas des langues étrangères qui ont été le principal frein à mon retour dans le monde si décrié de la finance.

Leçons tirées de cette expérience

Les nombreux cabinets de recrutement qui m'ont contacté ont fait tous à peu près preuve de la même incompétence concernant un éventuel poste à pouvoir. Pourquoi ce jugement ?, me direz-vous. Essentiellement parce que la finance est un petit monde d'environ 10 000 personnes avec ses codes, et c'est très clair que ces cabinets ne savent pas de quoi ils parlent.

On s'aperçoit très vite qu'il ne faut pas quitter le marché du travail, car cela s'avère assez compliqué de rebondir. J'avais alors 44 ans, quasiment un dinosaure dans notre société où le jeunisme est devenu roi.

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