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Ex-CEO : il y a une vie après la banque !

Loin d’être mis sur la touche, les anciens dirigeants de banque, qui ont dû quitter leurs fonctions en pleine débâcle financière, ont regagné de popularité… auprès des autres industries. Preuve de ce nouveau pouvoir d’attraction : la multiplication des propositions de mandats d’administrateur faites à ces derniers.

Selon La Libre Belgique, Michel Tilmant, l’ex-CEO du groupe financier néerlandais ING, aujourd’hui l’un des administrateurs représentant l’Etat belge au sein de BNP Paribas, va bientôt siéger au conseil du groupe familial Lhoist, de Sofina, du groupe d’assurances luxembourgeois Foyer et sa filiale Capital&Work Foyer Group. De son côté Axel Miller, l’ex-CEO de Dexia, aujourd’hui associé chez Petercam, va entrer au conseil de Spadel, de même que dans des sociétés non cotées (Carmeuse, par exemple).

“Une expérience incroyable”

Enfin, André Bergen, l’ancien patron de KBC, compte accepter maximum 5 à 6 mandats d’administrateur dont deux dans des sociétés cotées (Cofinimmo et NYSE Euronext). Tous les CEO de banque ont sauté. Quelqu’un comme André Bergen a une expérience incroyable. Je comprends que des sociétés se ruent dessus pour l’avoir dans leur conseil , analyse Pierre Nothomb, associé chez Deminor, cité par le journal.

Ces banquiers possèdent une expertise des marchés et une technicité financière précieuse. Voilà pourquoi autant d’entreprises ont fait appel à eux pour renforcer leur conseil d’administration , confirme Serge Goffin, consultant senior du cabinet de chasse Boyden à Bruxelles.

Épiphénomène

Pour la majorité des banquiers mis sur le carreau pendant la crise ou en difficulté pour se repositionner dans une industrie en pleine recomposition, la tâche se révèle plus délicate.

Il y a bien des exceptions : des traders qui intègrent la salle de marché d’une grande multinationale, des investments bankers qui rejoignent le département fusions-acquisitions d’une grande entreprise, des juristes en banque embauchés par des cabinets d’avocats d’affaires ou encore des autorités de contrôle des marchés financiers.

Dans l’ensemble cependant, les transferts des compétences bancaires vers d’autres secteurs est rare. Les professionnels ont généralement des difficultés à se replacer ailleurs , témoigne Serge Goffin.

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