Les secteurs en vogue en 2009

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On ne peut pas dire raisonnablement que l'enthousiasme et la bonne humeur ont caractérisé cette année particulièrement chaotique. Certains professionnels, cependant, ont eu des raisons de se réjouir.

Les directeurs financiers : Ces professionnels figurent parmi les rares à avoir pu tirer profit de la crise. Non que le marché de l'emploi soit particulièrement dynamique dans ce secteur. Les DAF ont surtout gagné en responsabilité et en visibilité dans l'entreprise. Comme l'indique la récente étude du cabinet belge Trifinance, le CFO est maintenant reconnu comme un réel business partner dans l'entreprise, en support de la création de valeur futur , témoigne Bruno Arnould, patron du cabinet. 60 % des directeurs interrogés consacrent plus de temps à leur rôle de stratège en étroite collaboration avec le CEO. De même, 80 % d'entre eux estiment qu'ils seront appelés à s'investir davantage dans la gestion des risques au détriment des activités transactionnelles (trends.be).

Les fonctions de risk management et de contrôle interne : Depuis le début de la crise, le marché de l'emploi en finance a trouvé son salut dans ces fonctions. Les établissements financiers, quels qu'ils soient (banques, sociétés de gestion, assureurs, fonds...) ont en effet concentré leurs efforts sur une meilleure gestion des risques en se dotant des expertises nécessaires. Fait rarissime par ces temps difficiles, ces professionnels ont souvent bénéficié d'une revalorisation salariale. Les spécialistes les plus pointus dans leur domaine (contrôle interne, compliance officers, risk managers....) ont particulièrement la faveur des recruteurs.

Assurance : Le secteur a été moins affecté que la banque et les politiques de recrutement n'ont pas été stoppées en 2009. À titre d'exemple, AG Insurance, la nouvelle appellation officielle de Fortis Insurance qui compte 4 000 collaborateurs, a embauché entre 350 à 400 professionnels cette année dans des domaines aussi variés que l'actuariat, le risk management, le project management, le secteur commercial et l'IT. Les actuaires et plus largement les profils quantitatifs sont toujours très recherchés sur le marché. La crise n'a pas réglé le problème de la pénurie de ces compétences. Parallèlement, les compagnies d'assurance ont été assez intéressées par les gestionnaires back-office , commente Joël Poilvache, directeur du cabinet Robert Half International Belgique.

Le secteur public : À la suite aux élections régionales du mois de juin, les cabinets ministériels se sont pliés au traditionnel jeu de chaises musicales. Les financiers, banquiers et juristes figurent parmi les profils qui ont la cote. Le cabinet du ministre-président Rudy Demotte a ainsi engagé une diplômée en produits financiers dérivés qui a fait un passage dans une société de Bourse. De son côté, l'administration des Finances a traversé une année

riche en mouvements. En raison d'une réorganisation et des départs à la retraite, le SPF Finances a recruté environ 700 personnes au total en 2009. Plus largement, les entreprises publiques et parapubliques (ex. La Poste, SNCB, structures hospitalières...) ont moins souffert des restrictions budgétaires que dans le privé et ont continué à recruter des profils financiers.

Temps partiel : La réduction des coûts figure parmi les priorités du moment, crise oblige. Plutôt que de procéder à des licenciements, la plupart des RH ont modifié leur point de vue sur le travail à temps partiel. Par le passé, les entreprises considéraient le travail à 4/5 comme étant avantageux pour le travailleur. Avec la crise, elles sont en train de revoir leur point de vue et de considérer le travail à temps partiel comme une situation win / win.

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