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Les assureurs pris à leur tour dans la tempête ?

Alors que les banques sont prises dans la tourmente, les professionnels de l’assurance commencent à leur tour à s’inquiéter. L’agence de notation Fitch a en effet dégradé, il y a peu, sa perspective pour le secteur de stable à négative , s’attendant à une augmentation notable des moins-values que beaucoup d’assureurs vont afficher sur leurs portefeuilles d’actifs.

Les déboires récents de l’assureur mutualiste Ethias, causés par la baisse de la valeur de la participation d’Ethias dans Dexia, sont l’illustration que l’assurance n’affiche pas la bonne santé qu’on lui prêtait. D’autres mauvaises nouvelles sont-elles à venir ?

Vu les événements récents, la Commission bancaire, financière et des assurances est vigilante, mais la situation du secteur des assurances n’est pas comparable à celle des banques notamment pour des raisons de reporting comptable , veut rassurer Veerle De Schrijver, porte-parole de la CBFA.

La majorité des acteurs du secteur enfoncent le clou en affirmant que les assurances privilégient le long terme. Les actions ne représentent que 12 % des placements , précise de son côté Wauthier Robyns, porte-parole d’Assuralia. Surtout, le secteur continue de recruter. Cédric Dorzée, porte-parole pour Axa, témoigne : Chez Axa, nous avions 180 postes à pourvoir cette année et nous devrions atteindre cet objectif.

commentaires (3)

Comments
  1. Permettez-moi d’être sceptique ! Je crois qu’aucun secteur ne sera épargné par ce qui s’annonce bel et bien comme une récession d’une ampleur peu commune. Les assureurs, les banques ou encore l’industrie : tout le monde risque fort d’être logé à la même enseigne. Le FMI, la Banque Mondiale et tous les G8 du monde ne vont pas avoir beaucoup d’influence sur les événements.
    En attendant, les compagnies d’assurance ont bien raison de ne pas boursicoter autant que les banques. Par contre, il suffira qu’on apprenne qu’une seule a acheté des produits structurés à base de subprimes pour que tout le secteur en souffre. Car la confiance, c’est ce qui manque le plus aujourd’hui. Et encore une fois, vous pouvez être sûr que ce sont nos carrières qui seront mises entre parenthèses…

  2. Plus que jamais, c’est le moment de garder la tête froide mais ce n’est pas ce qui semble se produire. Cette crise est en grande partie une panique auto-alimentée. Stop à la panique !!!!

  3. Si Ethias s’est retrouvé dans l’obligation de rassembler 1,5 milliard d’euros en un week-end, je ne vois pas pourquoi le secteur ne se découvrirait pas d’ici quelques semaines des cadavres dans ses placards…
    Dans les 12 % d’actifs qui sont des actions, je ne pense pas que toutes aient gagné de la valeur récemment. Même si ce n’est que 12 %, cela aura des conséquences inévitables sur les assurances.

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