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Ces grandes écoles françaises qui incluent les fintechs et le codage dans leurs cursus…

Group of business people and software developers working

Face à la déferlante des fintechs, un certain nombre d’universités, d’écoles de commerce et d’ingénieurs à travers le monde tentent de prendre le train en marche et proposent par exemple des modules fintech et de codage informatique dans leurs programmes de formations.

En attendant peut-être un jour un cursus entier dédié à la Fintech comme c’est déjà le cas pour la MIT Sloan School of Management aux Etats-Unis, voici les principales initiatives qui ont été prises par certaines grandes écoles françaises pour tenter de se démarquer de la concurrence et offrir à leurs étudiants une initiation aux nouvelles technologies financières…

Des cours et des diplômes certifiés Blockchain 

L’Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV) est ainsi la première  école française à certifier ses diplômes grâce à la Blockchain (le registre public des transactions sécurisées par le protocole Bitcoin), à délivrer des enseignements sur ce réseau, et à proposer en cinquième année une option ‘Fin Tech’ pour former les développeurs de ces entreprises innovantes.

Déjà précurseur avec ses cours sur Bitcoin et les monnaies numériques grâce à l’intervention du spécialiste français Pierre Noizat, l’école de Paris-la Défense qui forme des ingénieurs notamment dans les domaines de l’Informatique et de la Finance, a noué un partenariat avec la société Paymium, leader européen de la technologie Bitcoin, basé à Paris, pour rendre ses diplômes infalsifiables et facilement vérifiables.

Débutés en septembre 2015, les cours de Pierre Noizat sur les monnaies numériques portent déjà leurs fruits : des étudiants de 4ème année de l’ESILV travaillent en étroite collaboration avec la Maison du Bitcoin à Paris pour réaliser un prototype de distributeur de boissons payables en Bitcoin : il suffit de choisir sa boisson et de flasher un code avec son smartphone pour effectuer la transaction.

Qu’est-ce que la “blockchain”? Que font les “mineurs ” ? Quelles sont les technologies et les procédés cryptographiques sécurisant les échanges ? Au-delà des paiements, est-il possible de décentraliser d’autres services en ligne ? sont autant de questions auxquelles Pierre Noizat répond depuis la rentrée 2016.

Des ingénieurs spécialistes de la FinTech

Toujours depuis septembre 2016, la Majeure Ingénierie Financière de l’ESILV offre aux étudiants de 5ème année la possibilité d’intégrer une option “Fin’Tech”. Son objectif ? Former les premiers ingénieurs Fin’Tech de France maîtrisant les technologies du numérique issues notamment du développement d’Internet (réseau, cryptographie, Big Data, protocoles…) qui réinventent les métiers de la Finance avec ses nouvelles méthodes de paiement, d’investissement, de prêt, nouvelles monnaies…

« On voit émerger de nouveaux acteurs avec de nouvelles méthodes pour répondre à des besoins anciens. Cette évolution naturelle nous conduit à proposer des cours toujours plus innovants afin de former les leaders de demain, qui sauront accompagner mais surtout mener ces innovations majeures » ,  précise Cyril Grunspan, Responsable du département d’Ingénierie Financière de l’ESILV.

Des étudiants en commerce qui se mettent au code

Dans les business schools françaises, l’enseignement de la programmation devient fréquent. Depuis quelques années, certaines institutions font ainsi figurer l’apprentissage de la programmation (création d’application, de pages Internet…) dans leur cursus. C’est notamment le cas de l’ESCP Europe. Pour Frank Bournois, directeur général de l’établissement cité dans le quotidien 20Minutes.fr, l’objectif de ces leçons n’est pas de faire de ces futurs entrepreneurs des spécialistes en informatique, mais de leur « donner les clés pour comprendre et s’approprier le monde numérique ».

« Une fois dans leur vie, c’est bien qu’ils soulèvent le capot et observent comment ça fonctionne », relève pour sa part Yannick Meiller, professeur en charge des cours de code à l’ESCP Europe. C’est la raison pour laquelle l’école a rendu cette instruction obligatoire, dès l’entrée en première année, à raison de trente heures par semestre. Au menu : algorithmique et conception de programmes.

Des forums de recrutement et des Masters Class 100% Fintech

Surtout, il n’y a pas que les écoles d’ingénieurs à se pencher sur la fintech. Le 23 novembre dernier, HEC Paris organisait la troisième édition de son forum de recrutement Fintech Talent Fair uniquement dédié aux métiers des FinTech, avec notamment l’intervention d’anciens HEC qui ont monté leur société fintech.

De son côté, Financia Business School a organisé en mai dernier une nouvelle Master Class autour de la thématique “Panorama de la FinTech, perspectives, rôle de la technologie, place de la france, relation avec les banques” et avec pour intervenant Alain Clot, président FranceFintech et senior advisor chez Ernst & Young (secteur finance et digital). « Ce dispositif vient compléter l’enseignement traditionnel avec une approche plus pragmatique », rappelle Alfonso Lopez de Castro, président de Financia Business School.

Côté étudiant, ces sessions d’un nouveau genre leur permet d’échanger librement avec un professionnel et de recueillir en direct conseils et recommandations sur leur future carrière. Ils peuvent également compléter leur portefeuille de contacts, primordial pour évoluer dans le monde de la finance voire être plus facilement identifiés dans le cadre d’un éventuel recrutement. Autant d’éléments qui font que les initiatives des différentes écoles autour des fintechs devraient se multiplier tout au long de l’année 2018…

Crédit photo : gettyimages

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