Gagner mieux : plus facile que gagner plus

eFC logo

Même en cette période de reflux économique, l'envie légitime existe de changer d'employeur et d'augmenter au passage son package rémunérateur. Les candidats approchés par un nouvel employeur ou à la recherche d'une nouvelle fonction auront actuellement des difficultés à gagner plus mais les opportunités existent pour gagner mieux.

Luc Charles, coach-formateur chez Winning Team, recommande de se poser deux questions en pareilles circonstances : Est-ce que cette nouvelle fonction m'excite ? Est-ce qu'elle exploite mes qualités actuelles ? Si la réponse à ces deux questions n'est pas oui , un salaire plus élevé ne rendra pas celui qui le gagnera plus heureux. Luc Charles détaille son raisonnement : Nous sommes propulsés par deux types de moteurs : un premier que je qualifie d'hygiénique et l'autre que j'appelle "booster".

Le terme hygiénique n'est pas à prendre au pied de la lettre mais bien à mettre en relation avec la hiérarchie des besoins de Maslow selon laquelle les besoins de l'être humain seraient, dans l'ordre : les besoins physiologiques (ou hygiéniques), puis la sécurité, puis l'amour ou l'appartenance, puis l'estime des autres, et enfin l'accomplissement personnel. Dans cette optique, le booster est lié à l'accomplissement personnel.

Mary Pitsy oude Hendrikman, managing director du cabinet Boyden, a sur la question un point de vue complémentaire : Les vrais talents sont rares. Ce sont les personnes les moins talentueuses qui doivent craindre pour leur emploi. Lors d'un recrutement, pendant la phase durant laquelle se négocie le salaire, le candidat et le recruteur connaissent chacun la fourchette salariale établie pour ce poste par les benchmarks. C'est le moment où les candidats ont l'occasion d'optimiser leur package rémunérateur. Je pense, par exemple, à renoncer à la voiture de société en échange d'une intervention dans des frais de formation.

Close