Risques et Compliance, compétences ciblées des embauches dans le secteur financier belge

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Le retour des bénéfices chez KBC (plus d'1,8 milliards d'euros en 2010), annoncé la semaine dernière, est de nature à donner un peu d'espoir aux professionnels du secteur. Pourtant l'embellie tant attendue dans le secteur ne s'accompagne pas que de bonnes nouvelles. Ainsi on apprenait dans la foulée de l'annonce des résultats que KBC prévoyait la fermeture de 42 de ses agences belges.

On retrouve cette même ambiguïté aujourd'hui sur le marché de l'emploi en finance. Si l'on en croît l'enquête Salary Survey 2011 du cabinet de recrutement Robert Walters, la plupart des grandes banques ont bel et bien recommencé à recruter sur le marché belge. En revanche, en raison d'un climat encore incertain, les embauches se sont surtout concentrées jusque-là sur une poignée de professionnels.

Les professionnels de la gestion des risques, de la compliance, de l'audit et du reporting finance ont été fortement demandés , indique l'étude. Aussi on ne s'étonnera pas de voir que ces professionnels sont quasiment les seuls pour lesquels le cabinet anticipe une fourchette des salaires fixes en hausse (voir le tableau ci-dessous).

2011 verra une attention croissante portée aux risques et à la régulation au niveau de la stratégie des organisations , justifie l'étude.

Dans la même veine, les profils d'actuaires, d'auditeurs, de spécialistes Solvency II / IFRS ont fortement la cote auprès des recruteurs dans le secteur de l'assurance, à condition qu'ils montrent de grandes qualités managériales.

Quel que soit le secteur de la finance, la priorité est également donnée à l'embauche de profils commerciaux dotés de vraies compétences en matière de business developement.

Dans l'ensemble, ce sont donc les experts et/ou les professionnels expérimentés qui profitent le plus du redémarrage de l'emploi dans le secteur financier belge.

Les employeurs ont été extrêmement spécifiques en matière de compétences et d'expérience recherchées. Les candidats qui ne répondaient pas exactement à leurs critères n'étaient généralement pas considérés par les employeurs , prévient l'étude.

NB : Les chiffres indiqués dans l'étude comprennent le salaire fixe uniquement (les bonus et avantages sont exclus des fourchettes indiquées). En outre, ces chiffres reflètent le marché de l'emploi à l'embauche, ce qui signifie qu'ils se basent sur les candidats mobiles et non les professionnels en poste.

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