Fund management : y a-t-il des pilotes dans l'avion ?

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Un gestionnaire sur cinq ayant investi dans des instruments financiers complexes admet que sa société ne dispose pas de spécialistes expérimentés en la matière. Et 40 % admettent avoir déjà investi dans de tels produits sans une gestion des risques appropriée. Tels sont les enseignements - pour le moins inquiétants - de l'étude mondiale de KPMG intitulée Beyond the credit crisis. La situation belge est-elle en ligne avec ces conclusions ?

Pour Serge Peffer, professeur à l'ICHEC et à Solvay Business School, certains aspects des instruments financiers complexes sont abordés dans plusieurs cours, mais aucun cours ne leur est consacré de façon spécifique . La connaissance de ces produits se fait donc sur le tas . Le problème réside dans le fait que certaines sociétés de gestion sont confrontées à un manque de moyens (en temps, en compétences internes...) pour former de manière convenable leurs nouvelles recrues ou à un manque de moyens financiers pour embaucher les bons experts que le marché, banques comprises, se dispute.

Un argument que rejette Monique Vandenbosch, responsable du recrutement au sein de la société d'investissement Petercam : chez Petercam, nous n'avons pas pour l'instant besoin de spécialistes en instruments financiers complexes. Petercam, ajoute-t-elle, assure ce type de formation on the job .

Il est vrai que la crise des subprimes a refroidi les velléités des gestionnaires à embrasser les produits les plus complexes. L'avenir des produits structurés est à la baisse : les clients n'ont plus envie de payer le risque de modèle , précise George Hubner, professeur de gestion financière à HEC-ULG. Selon lui, la demande de spécialistes est moins élevée qu'il y a un an.

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