La Belgique épargnée par le plan de licenciements prévu chez ABN Amro

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A l'occasion de la publication de ses résultats, la banque néerlandaise ABN Amro a fait part de son intention de supprimer, dans les 3 à 4 prochaines années, 2.350 emplois sur un total de 26.500 salariés, soit près de 9% de ses effectifs. Près de 1.500 emplois seront supprimés via des licenciements et 850 autres disparaîtront naturellement, tandis que 450 nouveaux emplois seront crées dans le même temps. Le groupe avait déjà indiqué vouloir supprimer plusieurs centaines d'emplois d'ici 2014, pour améliorer son efficacité et sa rentabilité.

Le syndicat néerlandais FNV Bondgenoten s'est dit sous le choc vendredi après l'annonce qui intervient au moment même où ABN Amro a annoncé qu'il était revenu dans le vert au premier semestre avec un bénéfice net de 864 millions d'euros, contre une perte nette de 968 millions d'euros sur les six premiers mois de 2010. En outre, le groupe, qui met en avant de forts résultats dans la banque de détail, a annoncé un dividende intérimaire de 200 millions d'euros.

Mais au sein de la direction, la prudence reste de mise. L'impact sur l'économie mondiale de la crise de la dette publique reste incertain, relève Gerrit Zalm, le président d'ABN Amro (

Le Monde.fr). Nos résultats du premier semestre 2011 ne doivent pas être extrapolés sur le reste de l'année.


Entre les mailles du filet...


En Belgique, où 300 personnes sont employées par le groupe, l'annonce ne devrait pas avoir d'impact et ne devrait concerner que les Pays-Bas, selon le syndicat chrétien LBC (Trends.be). La Belgique n'est d'ailleurs pas la seule à être épargnée : les 200 employés de la filiale luxembourgeoise, spécialisée en banque privée, devraient eux aussi conserver leur emploi (Paperjam.lu), de même que ceux qui travaillent chez ABN Amro Life, une filiale luxembourgeoise spécialisée dans l'assurance vie.

La Belgique passe donc encore une fois à travers les mailles du filet. On ne peut pas en dire autant des autres pays européens. Indéniablement le Royaume-Uni est celui qui paye le plus lourd tribut avec près de 50.000 suppressions de postes sur les 70.000 annoncés par les banques européennes. Dans les autres pays comme la Suisse (UBS, Credit Suisse), l'A1llemagne (Commerzbank), l'Espagne (Bankia) et l'Italie (Intesa Sanpaolo), les licenciements se comptent par milliers. Reste à savoir si la Belgique restera longtemps une exception dans le paysage européen, étant donné la forte incertitude économique qui pèse actuellement sur les banques belges.

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