Le doctorat, un « must » pour faire carrière en finance quantitative ?

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Vendredi dernier s'est tenu à Paris la septième édition de PhD Talent Career Fair, un forum dédié aux recrutements de docteurs de toutes disciplines et dont Finance Innovation est partenaire, preuve de l’intérêt de la communauté financière pour les profils titulaires d'un doctorat.

L’occasion de faire le point sur ce diplôme Bac+8 : sert-il notamment à se démarquer de la pléthore de Masters en Finance pour décrocher un job dans l’industrie financière (et notamment dans les fintechs) ?

Des compétences appréciées

Le doctorat reste un bon moyen de s’insérer sur un marché de l’emploi réputé difficile. Tel est le principal constat de la dernière étude emploi menée par Adoc Talent Management, cabinet de conseil en recrutement de docteurs et PhDs qui fête cette semaine ses 10 ans d'existence.

Ainsi , 80% des docteurs en Île-de-France sont en emploi moins d’un an après l’obtention de leur diplôme, 91% sont en poste trois ans après avoir soutenu leur thèse et 93% au bout de cinq ans. Certes, à la différence des diplômés d’écoles d’ingénieurs, la proportion des docteurs travaillant dans l’industrie financière demeure faible (généralement moins de 5%).

Cela dit, « les compétences docteurs intéressent de plus en plus les employeurs qui apprécient leur capacité d’analyse et leur esprit critique », reconnaît-on chez Adoc Talent Management. A cela s’ajoute leur motivation. « Car travailler dans le secteur privé n’est pas un choix par défaut pour les Docteurs ».

Des métiers qui recrutent

« Des domaines comme la finance quantitative et des métiers comme les data-scientists sont très demandeurs de docteurs en sciences en général et en math-physique en particulier », relève le cabinet. A noter que les missions d’informatique et de conseil sont les principaux types d’activités des docteurs en dehors des métiers de la recherche et de la R&D.

Les missions d’informatique comprennent entre autres des postes d’ingénieur en développement logiciel ou de data scientist. Les missions de conseil se font par exemple sur des postes de consultants scientifiques, en financement de la R&D ou en stratégie.

Autre profil recherché par les établissements financiers : les docteurs en droit-économie-gestion (notamment pour des postes d’économistes) qui sont, avec les docteurs en sciences, ceux qui ont le plus de facilité à s’insérer sur le marché de l’emploi, selon une étude de l’Association nationale des docteurs (ANDès). Enfin, les compétences des docteurs en innovation intéressent également de près les fintechs.

Des rémunérations conformes aux attentes

Aujourd’hui, les grands groupes reconnaissent généralement les doctorats dans leurs grilles de salaires. Au niveau des PME, la pratique est moins répandue. Pourtant, étant donné qu’ils se font généralement rémunérer pendant leurs études, les docteurs devraient facilement pouvoir prétendre à un niveau Master avec 3 ans d’expérience professionnelle.

Dans les faits, plus des trois quarts des docteurs en emploi se déclarent satisfaits de leur situation professionnelle et autant considèrent que cette situation est conforme à leur projet au moment de la soutenance. De même, une écrasante majorité d’entre eux considèrent leur rémunération comme conforme ou supérieure à leurs attentes

Ainsi, à l'automne 2017, la rémunération annuelle brute médiane des docteurs de la promotion 2012 est en augmentation en comparaison aux années précédentes. Elle augmente de 5 k€ entre 1 an et 3 ans suivant l’obtention du doctorat pour atteindre 39 k€, et de 5 k€ entre 3 ans et 5 ans pour atteindre 44 k€ (contre 37-38 k€ pour un diplômé d'école de commerce ou d'ingénieur), et bien plus encore pour des fonctions de data scientists qui peuvent rapidement atteindre... les six chiffres annuels.

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