Les sacrifices commencent à payer chez Dexia

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Dexia voit la lumière au bout du tunnel. 2009 a été une année particulièrement stressante pour les employés du groupe franco-belge, dont l'avenir a été largement à la merci de la Commission européenne. Les efforts n'ont pas été vains.

Après avoir enregistré une perte de 3,3 milliards d'euros en 2008, le groupe franco-belge a renoué avec les bénéfices en 2009, au cours de quatre trimestres positifs consécutifs. Le résultat net part du groupe s'élève à environ 1 milliard d'euros au 31 décembre 2009 (communiqué).

L'année 2009 a été marquée par l'arrêt des activités de trading pour compte propre et la centralisation des activités de trading à Bruxelles tandis que la gestion des portefeuilles en run-off se fait de Dublin.

Depuis l'accord de la Commission européenne sur le plan de restructuration présenté par Dexia, la banque concentre ses efforts sur le marché belge, luxembourgeois et turc. L'activité banque de détail constitue sa priorité en Belgique, et devrait représenter entre 25% et 30% de ses revenus à horizon 2014.

2010 sera une année plus difficile

En Belgique, Dexia a lancé un programme de déploiement de sa nouvelle plate-forme pour la banque de détail représentant un investissement de 350 millions d'euros, dont moins d'un tiers a été réalisé en 2009 : 133 agences ouvertes sans cash ont été inaugurées pendant l'année sur à un objectif de 308 en 2011, et 400 account managers supplémentaires ont été nommés. En 2010, Dexia poursuivra ce déploiement. Au Luxembourg, elle prévoie également de renforcer ses activités de banque privée.

Parallèlement, Dexia compte bien conforter ses compétences sur les métiers Public & Wholesale Banking sur ses marchés historiques (Belgique et France). La banque a indiqué qu'elle développera davantage ses compétences en matière de financement de projets .

Si le groupe franco-belge semble être à nouveau sur les rails, l'avenir demeure incertain.

2010 sera une année de transition et une année plus difficile, prévient Pierre Mariani, dirigeant de la banque franco-belge, dans une interview au quotidien français La Tribune. En revanche, nous prévoyons une amélioration des performances commerciales et la poursuite de la réduction des coûts. Je n'ai jamais été de ceux qui disaient que la crise était finie : l'environnement économique reste mauvais et les marchés sont toujours nerveux.

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