Rémunérations : les banquiers d’investissement rattrapés par les gestionnaires de fonds !

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Le gérant d'actifs promis à un riche avenir...

Cela fait déjà quelque temps que le vent tourne. L’industrie de la gestion d’actifs a de plus en plus d’arguments pour plaire aux candidats, alors que les banques d’investissement semblent, à certains égards, perdre de leur attrait. Un renversement de tendance que vient confirmer une nouvelle étude du think tank britannique New Financial. Cette fois l’argument est salarial. Selon cette étude, il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir les gestionnaires de fonds gagner plus que les banquiers d’investissement. En 2018, les premiers toucheront une rémunération moyenne de 300 k$ contre 200k$ pour les seconds.

Que s’est-il passé pour que l’on prévoie une telle inversion de tendance ?

[efc_twitter text="Le package moyen des banquiers d’investissement a chuté de 27% entre 2007 et 2014"], soit une baisse de 40 % en valeur réelle. Ceci ne reflète pas seulement la baisse des revenus du secteur, mais aussi le changement de paradigme en matière de rétribution des salariés. Avant la crise, quasiment 50% des revenus étaient redistribués sous forme de rémunération. Désormais, ce ratio rémunérations / revenus est descendu à 40%.

[caption id="attachment_199381" align="aligncenter" width="516"]compensation asset managers and investment bankers Source : New Financial[/caption]

 

Dans le même temps, [efc_twitter text="les asset managers n’ont cessé de voir leur rémunération augmenter (+22% depuis 2006)"] pour atteindre 263 k$ en 2014, non loin des 288 k$ des banquiers d’investissement. Cela s'explique par le fait que les revenus et les actifs sous gestion aient été en hausse constante tandis que le ratio rémunérations / revenus est resté stable. Les gestionnaires de fonds ont parallèlement nettement amélioré leur productivité. Or c’est l’inverse qui s’est passé dans les banques d’investissement.

[caption id="attachment_199382" align="aligncenter" width="473"]productivity-AM-vs-IB---New Source : New Financial (AuM = Asset under Management)[/caption]

[efc_twitter text="Tout cela plaide naturellement en faveur de carrières dans la gestion plutôt qu’en banque"]. Seulement, les marchés de l’emploi des deux secteurs ne sont pas tout à fait comparables. L’étude de New Financial porte sur 12 banques (soit 185.000 employés) et 18 sociétés de gestions (soit 80.000 salariés). BlackRock, le leader mondial de la gestion, n’emploie qu’un tiers des effectifs qui sont salariés chez Goldman Sachs.

Privilèges salariaux au top des banques d’investissement

En outre, si votre carrière est déjà bien entamée, rester en banque fait encore tout son sens. Les collaborateurs considérés par le régulateur européen comme « code staff » (cadres dirigeants et risk takers) ont vu leur rémunération augmenter de 6% en 2013 tandis qu’elle baissait de 2% en moyenne dans le secteur. Si vous parvenez à vous hisser dans cette catégorie de personnels privilégiés, le jeu en vaut donc encore la chandelle. Car en moyenne, 1% des effectifs des banques d’investissement raflent entre un tiers et un quart de l’enveloppe des bonus. L’extrême étant observé chez Deutsche Bank où 4% des 1.100 banquiers régulés se sont vus consentis la moitié du bonus pool en 2013.

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