☰ Menu eFinancialCareers

3e sauvetage de KBC : à quel prix ?

L’urgence était suffisante pour que Didier Reynders quitte, à 26 jours du scrutin, un congrès électoral du MR aussitôt son discours prononcé. Elle justifie également que KBC tienne non pas un mais deux conseils d’entreprise ce mois-ci. Mais toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises, contrairement aux réunions de crise de l’automne 2008, les réunions de sauvetage n’ont pas eu lieu en pleine nuit.

Conseillé par UBS, le gouvernement apporte à KBC, touchée par les contre-performances des obligations adossées à des actifs du réassureur américain MBIA, une garantie structurée en trois parties, portant sur un montant total de 22,5 milliards d’euros. Interrogé sur d’éventuelles mesures d’économie touchant le personnel, André Huyghebaert, président du conseil d’administration de la banque, a répondu qu’un réexamen des priorités stratégiques est en cours. Pour des raisons liées à la motivation du personnel, nous ne comptons pas communiquer aujourd’hui sur les activités ou les pays que nous serions éventuellement amenés à abandonner.

Lors du conseil d’entreprise extraordinaire du jeudi 14 mai, à 10 heures, la direction a souligné devant les représentants du personnel que l’emploi chez KBC est garanti jusque fin 2009. Les syndicats demandent qu’il en soit de même pour 2010, sans recevoir de garanties formelles de la direction. Martine Lefèvre, secrétaire générale en charge de KBC à la CGSLB, est préoccupée : Nous n’avons pas reçu de garanties sur l’emploi au-delà de la fin 2009. Lors des sauvetages précédents, le personnel de KBC a fait des efforts sur la part variable de son salaire. Nous nous attendons à un plan global de restructuration dont nous ne connaissons à l’heure actuelle ni le tempo, ni l’ampleur.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici