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Les financiers belges plutôt optimistes pour leurs prochaines fiches de paie

L’édition 2011 du Financial Salary & Benefits Guide Belgium publiée par Robert Half International vient de paraître. Ce guide réalisé en mars 2011 auprès d’un échantillon représentatif de professionnels de la finance offre un aperçu très complet des fourchettes salariales et des avantages complémentaires appliqués actuellement en Belgique pour les différentes fonctions financières et comptables.

Surtout, on y apprend que près la moitié des financiers interrogés espère bénéficier d’une augmentation salariale cette année. La crise politique belge qui s’éternise ne semble donc pas avoir douché les prétentions salariales des profils bancaires et financiers puisque leur confiance générale soutenue dans l’économie et dans la sécurité de l’emploi entraîne une forte croissance de leurs revendications salariales, se traduisant par une demande d’augmentation chez 48% d’entre eux cette année, et 62% l’année prochaine.

Il est clair qu’après la profonde crise des années précédentes, le secteur bancaire est engagé actuellement dans une vaste manceuvre de rattrapage , explique Joël Poilvache, directeur de Robert Half International Belgique. D’ores et déjà, ceux qui n’obtiendront pas gain de cause en matière d’augmentation salariale menacent de quitter leur employeur. C’est particulièrement vrai pour les professionnels du secteur bancaire (47%), suivis par les analystes financiers et commerciaux, les spécialistes en audit externe et en consulting (38%), les profils de credit management (37%) et enfin ceux du controlling, tax & treasury (tous deux 31%).

Partir pour gagner plus… mais pas seulement

Près d’un tiers des professionnels de la finance déclare envisager de changer d’employeur. Toutes générations confondues, les candidats au départ attendent en premier lieu une augmentation salariale (67% contre 40% l’an dernier). Plus on est jeune, plus on est tenté d’aller voir ailleurs : la génération Y, qui s’était déjà montrée la plus mobile l’an dernier, est celle qui actuellement se dit la moins satisfaite de son salaire (48%) par rapport à ses aînés de la génération X (58%) et aux babyboomers (57%).

L’argent n’est pas le seul argument évoqué. Les employés voient à nouveau leur vie professionnelle en rose et recherchent, en plus de la sécurité d’emploi, une qualité de vie au travail en équilibre avec celle de leur vie privée , relève Chris Leyssens, directeur chez Robert Half International Belgique, avec l’accent mis sur un meilleur équilibre travail/vie privée pour la génération Y et la sécurité de l’emploi pour les autres générations.

Enfin, l’étude relève que le contenu de la fonction (47%) et les opportunités de carrière (38%) restent des arguments prépondérants motivant un changement, même s’ils sont en nette baisse par rapport à l’an dernier où ils étaient évoqués par respectivement 55% et 57% des sondés. Preuve que le salaire, s’il n’est pas le seul élément de motivation, a quand même pris le pas sur tout le reste…

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