Le long - très long - rétablissement du marché belge de l'emploi en finance

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La rentrée financière belge rime avec morosité. La plus évidente cause de notre déprime est certainement à rechercher dans les nouveaux 665 emplois à la trappe chez Dexia dont 385 en Belgique (trends.be). Comme si la crise n'en finissait pas de semer le trouble sur le marché de l'emploi en finance.

Ce sentiment est malheureusement conforté par une étude publié la semaine dernière par le cabinet de recrutement spécialisé Robert Half s'adressant à la fois aux employeurs et aux candidats.

Timides intentions d'embauche

Les intentions de recrutement sur le marché belge passent certes de 8% à la fin 2009 à 14% aujourd'hui (versus une moyenne européenne de 18%), mais elles restent malgré tout nettement inférieures au niveau d'avant crise. Le pic des attentions d'embauche datant de 2007 avec 24% des entreprises belges faisant alors part de leur volonté de recruter de nouveaux talents financiers.

Plus inquiétant, le nombre d'entreprises ayant l'intention de réduire le nombre de collaborateurs financiers reste également relativement élevé (9%). En outre, 69% des managers financiers interrogés ne prévoient aucune modification des effectifs dans les prochains mois. Cela signifie que le nombre de collaborateurs financiers reste stable dans la majorité des entreprises belges (83%).

Des candidats jugés trop frileux

Compte tenu du contexte de reprise encore fragile, les candidats ne facilitent pas la tâche des recruteurs. Lorsque ces derniers souhaitent embaucher, ils sont confrontés à l'extrême prudence des professionnels, jugés trop peu mobiles.

L'étude montre ainsi qu'une entreprise belge sur 4 (28%) éprouve des difficultés à attirer du personnel financier compétent. Seuls 10% affirment ne pas connaître de problème en la matière.

La donne risque de ne pas changer de sitôt, tant le contexte économique incertain pèse sur le choix des candidats. Seuls 18% des travailleurs financiers en Belgique ont davantage confiance dans leur sécurité d'emploi qu'un an auparavant, contre 47% des Luxembourgeois!

Maintenir le moral des troupes : priorité n°1 des employeurs belges !

Ces professionnels ne sont pas sortis indemnes de la réalité économique des dernières années. Même si une charge de travail importante et parfois un manque d'appréciation peuvent les inciter à changer d'entreprise, l'incertitude économique joue encore un rôle important , commente Joël Poilvache, Director de Robert Half International en Belgique.

Aussi la priorité la priorité numéro 1 des managers financiers belges interrogés es de maintenir le moral des collaborateurs au beau fixe (21%), suivi par une bonne gestion de la charge de travail (16%) et la conservation des talents financiers (14%). Au Luxembourg, conserver les talents est clairement le principal défi (27%)

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