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KBC sauve l’essentiel, son modèle de bancassurance

KBC a passé hier le test de la Commission Européenne. Verdict ? Le bancassureur flamand va devoir entamer une cure d’amaigrissement, contraint d’arrêter ou de céder un quart de ses actifs d’ici à 2013. Seule solution pour rembourser sa dette auprès de l’Etat. Toutefois, il réussit à sauver l’essentiel, à savoir son modèle de bancassurance, pourtant largement menacé en Europe à l’instar d’ING, qui se voit obligé de céder ses activités d’assurances
(lecho.be).

Les employés belges de KBC peuvent souffler. La bancassureur flamand se recentre sur son marché local. Notre priorité consistera à développer nos plateformes de bancassurance existantes en Belgique et dans cinq marchés d’Europe de l’Est [République tchèque, Pologne, Hongrie, Slovaquie, et Bulgarie], a déclaré hier Jan Vanhevel, patron de KBC (communiqué).

Les syndicats de KBC sont satisfaits, ils estiment que le maintien du modèle de bancassureur est une base positive du plan. Ils soulignent toutefois que c’est un jour “sombre” pour ceux qui perdront leur emploi (lecho.be).

Sécurité de l’emploi maintenue jusque fin 2011

Dans son plan de restructuration accepté par la Commission, KBC prévoit en effet de céder en Belgique la banque Centea, une banque de proximité qui s’appuie sur un réseau de 680 agences, soit 1100 employés, sans compter 478 au siège, et la compagnie d’assurance Fidea, qui emploie 300 Globalement, les activités “merchant banking” et “European private banking” devront réduire la voilure. Dans ce cadre, il y aura des désinvestissements au niveau des produits dérivés, du private banking en dehors des marchés domestiques (en particulier KBL European private bankers au Luxembourg), de la banque d’entreprise internationale pour clients internationaux.

KBC nous a toutefois rappelé qu’elle avait signé une convention collective avec les partenaires sociaux le 23 septembre concernant KBC Belgique. Dans ce cadre, les garanties sur la sécurité de l’emploi ont été reconduites jusque fin 2011. Quant aux activités qui seront réduites ou cédées, le bancassureur compte sur les départs naturels (environ 500 par an) et jouer sur la mobilité pour limiter les pertes d’emplois.

Nous sommes ici pour tourner la page définitivement, a déclaré hier Jan Vanhevel. Ce plan stratégique signifie la fin de la période d’insécurité et une nouvelle confiance en KBC. Nous sommes sur la bonne voie.

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