Rester (ou rejoindre) Bruxelles, le bon choix ?

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Les financiers belges ne sont pas de très grands voyageurs, certains ambitieux décident de booster leur carrière en partant à Londres, à Paris ou plus souvent à Luxembourg. Mais pourquoi s'expatrier si l'herbe est plus verte chez soi ?

Selon la dernière étude Mercer sur la qualité de vie de 215 villes, Bruxelles (13e) est mieux cotée que Luxembourg (17), Paris (32) et Londres (38). La Belgique a donc bien d'autres attractions que ses bières et le Berlaymont !

Les entreprises basées en Belgique importent d'ailleurs plus de talents qu'elles n'en exportent. Le pourcentage d'entreprises belges qui recrutent à l'étranger est de 25 % et celles qui exportent des talents, de 21 %, selon Robert Half. Et pour cause : Il y a actuellement une pénurie de candidats sur certains profils (auditeurs, risk managers... ) qui poussent de plus en plus les entreprises à faire venir des candidats de l'étranger , observe Joël Poilvache, Regional Manager pour Robert Half International.

Du travail, une très bonne qualité de vie (même les étrangers l'ont compris)... faut-il pour autant renoncer à l'expatriation ?

Pour Frédéric Vink, manager du département Financial Services chez Robert Walters, le contenu du job doit être le facteur déterminant et la qualité de vie, un facteur secondaire dans la décision de s'expatrier . Joël Poilvache, lui, rappelle l'intérêt de développer un multilinguisme et l'habitude du multiculturalisme, deux gros atouts en matière d'évolution de carrière.

Le salaire peut aussi faire pencher la balance. Un actuaire avec 5 à 9 ans d'expérience, qui est un profil très couru un peu partout en Europe, pourra compter sur un salaire maximum de 85 k€, hors primes et bonus, en Belgique, contre 90 k€ au Luxembourg, selon l'étude salaire 2008 du cabinet Robert Walters. Et cela sans même tenir compte de l'avantageuse fiscalité luxembourgeoise.

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