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IT : la pêche aux perles rares est ouverte

La pénurie d’informaticiens est généralisée en Belgique, au point que la fédération professionnelle Agoria a lancé une campagne destinée à amener plus de jeunes sur les bancs des écoles d’informatique. Le chiffre de 14 000 postes vacants est fréquemment cité. Alors que les banques multiplient les stratégies pour attirer les spécialistes dans leurs filets, une question s’impose : où sont les candidats ?

Il y a un peu moins de dix ans, le bug de l’an 2000, le passage à l’Euro et la bulle Internet ont suscité de nombreuses vocations. Ces temps-ci, la décrue est sévère : il y avait 400 étudiants en informatique à l’ULB en 2003-2004, ils sont 255 en 2007-2008. Selon Benoît Dupuis, directeur de l’institut Paul Lambin, les entreprises pleurent pour avoir des stagiaires . Derrière les petites structures, l’industrie financière est le deuxième secteur le plus demandeur. L’espoir de ces employeurs est de transformer ces stagiaires en employés, en les formant aux métiers. Les profils expérimentés étant une denrée particulièrement rare sur le marché.

Pour François Tomas, senior consultant chez Hudson, une partie de la pénurie actuelle s’explique par le fait que les employeurs cherchent surtout des spécialistes et des doubles profils (IT / finance). Or, les jeunes diplômés rechignent souvent à suivre des formations complémentaires pour se spécialiser.

Pour recruter les perles rares, Mieke Horemans, responsable du recrutement chez ING, passe par le plus de canaux possibles : online, médias traditionnels, participation à des forums Emploi, etc.

Surtout, les établissements financiers maîtrisent bien l’argument salarial. Les packages salariaux des banques (3 800 € bruts en moyenne par mois après 4 ans d’expérience) sont en effet plus élevés que ceux des autres secteurs. Les candidats céderont-ils aux chants des sirènes ?

commentaires (2)

Comments
  1. Ce ne sont pas les quelques centaines de diplômés qui sortent chaque année qui vont pouvoir résorber un déficit de 14 000 postes vacants. L’institution où je travaille a délocalisé une partie de son informatique en Inde. Je ne suis pas au courant de tous les détails, mais notre responsable informatique a retrouvé le sourire depuis que nous avons fait ce choix. Je suppose que nous ne serons pas les seuls à faire s’engager dans une telle voie !

  2. Je préfère travailler avec des informaticiens qui sont dans le même bâtiment que moi, pas à 5 ou 6 fuseaux horaires de distance et sur un autre continent. Face à pareille pénurie, les pouvoirs publics devraient intervenir. Si c’est la communication qui a fait le succès de cette filière en 2000, pourquoi ne pas lancer une campagne de communication à grande échelle ? Mais je suppose que les autorités en charge ont mieux à faire comme par exemple la scission de BHV…

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