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Fortis à la croisée des chemins

Jusqu’à la décision de justice du 11 décembre, le sort de Fortis avait au moins l’avantage de sembler clair : un rachat par BNP Paribas. Jusqu’à l’assemblée générale du 11 février, ce sera l’incertitude. Cette assemblée devra approuver la vente à BNP Paribas. Les actionnaires mécontents fédérés par Test-Achats, Deminor et Modrikament représentent au moins 1 % des droits de vote. S’ils se manifestent tous, les employés-actionnaires représentent 4 %.

Pour Fortis, les possibilités sont actuellement au nombre de trois : le rachat par BNP Paribas, continuer à exister en stand-alone ou bien faire partie d’une future et hypothétique grande banque belge . En début de semaine, une note des analystes de Dresdner Kleinwort affirmait que Fortis serait viable en stand-alone, mais pas à n’importe quelle condition. La note précise : Nous pensons que Fortis Belgium peut être viable seul s’il décide de vendre la branche néerlandaise au gouvernement des Pays-Bas et décide de ne pas vendre la deuxième tranche à l’État belge ni ses activités d’assurance à BNP.

Jérôme Demeestere, analyste financier chez Test-Achats Invest, détaille pourquoi une solution stand-alone serait plus avantageuse pour le personnel : Le rachat de Fortis par BNP Paribas avait surtout comme objectif d’augmenter les ratios de solvabilité de BNP Paribas. Si le rachat a lieu, BNP Paribas a annoncé son intention de faire des économies. Dans une banque, faire des économies, c’est réduire le personnel.

Selon une source syndicale, la solution BNP aurait la préférence du personnel. Notre interlocuteur précise : Les gens préfèrent être membres d’un grand groupe plutôt que dépendre de l’État. L’arrivée de BNP Paribas est même vue comme rassurante : BNP s’est engagée à ne pas licencier.

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