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Les financiers ne peuvent pas se payer le luxe d’une crise politique !

C’est comme un long tunnel dont on ne voit pas le bout. Après la crise financière qui a bousculé profondément le paysage bancaire belge, voilà qu’éclate une nouvelle crise politique en Belgique.

Déjà l’inquiétude sur l’impact de nouveaux soubresauts politiques sur l’économie belge se manifeste. L’entrée en Bourse la plus importante de l’année en Belgique, celle de La Poste, risque d’être retardée, selon De Standaard.

Si la bourse semble garder son calme, il n’est pas exclu que les querelles politiques affectent le moral des investisseurs et des employeurs du secteur bancaire.

Pour l’heure, les recruteurs se veulent rassurants. La crise politique n’affecte pas les embauches dans l’industrie financière, qui tournent toujours au ralenti en raison de la crise financière.

Les entreprises du secteur ont, d’une certaine manière, appris à vivre avec cette instabilité politique, commente Jacques Hermans du cabinet de recrutement Randstad Belgium. En revanche, cela pourrait affecter les négociations en cours relatives au travail intérimaire ou retarder la reconduite des mesures concernant le chômage qui expirent fin juin.

Les langues, casse-tête des employeurs belges

Toujours est-il que la langue, objet des tensions communautaires, demeure également l’un des points sensibles pour les recruteurs du secteur.

Un tiers environ des candidats dans le secteur financier (intérim et experts confirmés) mis au travail par Randstad sont des francophones, tous maîtrisant le néerlandais. Les candidats non bilingues français-néerlandais ne sont tout simplement pas retenus.

Compte tenu des fortes exigences des recruteurs en la matière, les choses ont beaucoup changé ces 5-10 dernières années, les jeunes universitaires francophones se montrent de plus en plus ouverts quant à l’apprentissage de la deuxième langue, le néerlandais , confie Jacques Hermans.

Pas bon pour les travailleurs

Pendant ce temps, les réactions d’indignation se multiplient :

Jouer la peau du gouvernement sur l’institutionnel quand on est en pleine crise économique, financière et sociale, et à deux mois de la présidence belge, nous estimons que c’est clairement irresponsable , a confié Claude Rolin, secrétaire général de la CSC dans une interview à Trends.

Des décisions doivent être prises. Une série de projets d’AR sont prêts et ne peuvent être signés. Ce n’est pas bon pour les travailleurs et les assurés sociaux , a estimé de son côté Jan Vercamst, président de la CGSLB,

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