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Fortis : l’option du stand-alone n’est pas morte

Les 8 et 9 avril, une nouvelle assemblée générale des actionnaires de Fortis Holding débattra du rapprochement avec BNP-Paribas. À l’approche de cette date, les partisans du scénario stand-alone font entendre quelques arguments. L’alternative proposée verrait l’État belge transférer ses actions de Fortis Bank à Fortis Holding en échange de nouvelles actions de Fortis Holding.

Le cabinet Modrikamen insiste sur la faiblesse et le côté non contraignant des garanties données par BNP sur l’emploi. Ce cabinet a également découvert dans une note d’analyse de KBC Securities l’existence de 3,5 milliards d’euros qu’ABN Amro Bank devait rembourser à Fortis dans le cadre du rachat d’ABN Amro Asset Management. Dirk Peeters, analyste financier KBC Securities, explique : Je ne pense pas que Fortis recevra un jour cette somme. Cela signifie que le prix réel auquel l’État néerlandais a payé ABN Amro est 3,5 milliards d’euros moins cher que les 16,8 milliards annoncés.

Trois banquiers référents ont examiné le scénario du stand-alone. Parmi
eux : Axel Miller et Yves Delacollette. Axel Miller se veut rassurant
sur l’impact de ce scénario sur l’emploi : Fortis en tant que grande banque
régionale autonome, soutenue dans un premier temps par l’État agissant aux
côtés des autres actionnaires, peut développer un projet ambitieux également
sur le plan social, en s’affranchissant de la logique court-termiste de
marché avec tout son impact sur la structure des coûts.
Autre argument en
faveur du stand-alone : il est plus facile de partager un gâteau en deux
(Fortis et l’État belge) plutôt qu’en trois (Fortis, BNP et l’État belge).

En cas de réalisation du scénario stand-alone, le cabinet Modrikamen affirme disposer d’une équipe de management qui a la confiance des syndicats . Qui compose(ra) cette équipe ? Impossible de le savoir avant la date de l’assemblée générale. Yves Delacollette en fera-t-il partie après avoir quitté Deutsche Bank ? Hans Marien, porte-parole de Deutsche Bank, répond : Yves Delacollette n’a pas encore pris de décision définitive pour la suite de sa carrière. Axel Miller pourrait-il faire partie de cette équipe ? Mon futur professionnel ne dépend pas du dossier Fortis.

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