La banque privée belge est-elle préservée de la crise ?

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Alors que la crise des subprimes prend la forme d'un tunnel dont on a peine à voir le bout, l'annonce de l'ouverture d'une troisième agence de banque privée par UBS, le numéro un du secteur, à Gand, a de quoi mettre en émoi la communauté financière belge. Il y a au moins un secteur en croissance et capable de recruter, se dit-on. Peut-être à tort...

L'agence de Gand en question ne compte en effet que huit employés. Surtout, ces derniers ont été transférés de nos deux autres succursales , précise Tatiana Togni, porte-parole d'UBS. Pas d'embauche donc.

Le développement des banques privées suisses en Belgique arriverait en fait à maturité. Elles ont commencé à débarquer vers 2002 et ont asséché le vivier des candidats dotés d'un profil commercial adapté à une clientèle qui s'est rajeunie , précise Fabrice Mahieu, executive director chez Michael Page International.

Pour Jean-Philip Graff, senior consultant chez Huxley Associates, les banques suisses et les autres continuent de recruter dans ce secteur mais à la marge uniquement des profils seniors (10 ans d'expérience) avec un portefeuille de clients "high net worth" prêts à suivre leur banquier dans une nouvelle structure .

Un avis que ne partage pas complètement Fabrice Mahieu : apporter une clientèle est devenu moins indispensable. Ce qui est important pour un private banker, c'est d'avoir des capacités de networking pour rencontrer des clients potentiels.

Quoi qu'il en soit, que l'on se rassure. La Belgique est actuellement un des vingt plus gros marchés de banque privée au monde , a déclaré Raoul Weil, patron de la division gestion de fortune et banque d'affaires d'UBS. De quoi générer de l'emploi pour encore quelque temps.

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