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Fortis est-elle soluble dans BNP-Paribas ?

Une note d’analyste de la banque d’affaires allemande Dresdner Kleinwort a émis l’hypothèse d’une fusion entre BNP-Paribas et Fortis. Philippe Bodson, administrateur de Fortis, n’est pas troublé outre mesure mais n’éprouve que peu l’envie de commenter cette information.

Si cette fusion devait se faire, elle ne serait d’abord pas la seule du genre. Entre sociétés belges et françaises, René-Serge Marty, chef de la Mission économique à l’ambassade de France à Bruxelles, constate plus qu’un rapprochement : on a affaire à un véritable métissage entre les entreprises des deux pays . Et de citer en exemple : Dexia, Roularta/L’Express, Suez et Electrabel…

Les banques françaises sont bien implantées en Belgique mais ce sont des banques privées dont la clientèle est principalement constituée de Français installés en Belgique pour des raisons fiscales , relativise Serge Goffin, associate chez Boyden.

Ainsi, un clash des cultures n’est pas à exclure pour Christa Cammaert, associée du cabinet Korn/Ferry en charge des marchés financiers : En Belgique, certains CEO rêvent que la langue de travail devienne l’anglais. Les équipes de management de Fortis sont de plus en plus ouvertes aux autres nationalités et cultures. De ce point de vue, elles sont plus proches du modèle anglo-saxon, dont les Français sont éloignés.

Pas d’inquiétude, se disent certains, la direction de Fortis est désormais rompue aux exercices d’intégration depuis l’opération ABN-AMRO ! Pour preuve : la banque devrait prochainement mettre en place le Cultural Fit, un outil en forme de questionnaires qui mesurent la compatibilité des candidats avec la culture de l’entreprise , selon Serge Gommé, practice leader Financial Services chez Hudson.

commentaires (3)

Comments
  1. Tous les “Cultural Fit” du monde ne pourront rien y changer, le choc des cultures sera colossal. À moins que BNP Paribas trouve une baguette magique pour apprendre le néerlandais à tout son personnel en un clin d’ceil, j’ai du mal à imaginer un accueil positif en Flandre de la fusion d’une banque belge par une banque française et donc francophone. Au plus vite l’incertitude politique actuelle sera levée, au mieux ce sera pour la santé économique des 2 banques et pour leurs salariés…

  2. Le timing de Fortis a été catastrophique dans le rachat d’ABN Amro mais je suis loin d’être convaincu par l’hypothèse d’un rachat (appelons les choses par leurs noms) de Fortis par ABN Amro. Si un candidat acheteur doit se manifester, ce sera quand Fortis aura “digéré” ses morceaux d’ABN Amro. Est-ce qu’un employeur peut avoir envie de gérer le climat social dans une entreprise où il y aurait non pas deux mais trois personnes en concurrence pour le même poste ?

  3. Fortis a lancé un effort de communication vis-à-vis de ses actionnaires. Mieux vaut tard que jamais. Mais si BNP Paribas décide de mettre le prix, vu le prix auquel est tombée l’action Fortis, à la place d’un petit actionnaire, je n’hésiterais pas longtemps avant de vendre.

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