L'équipe de Royal Park Investments peut sabrer le champagne

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Après les excès de fin d'année, janvier rime souvent avec austérité. Pas pour tous. Les collaborateurs de Royal Park Investements (RPI), la "bad bank" de Fortis (trends.be) ont toutes les raisons de faire durer les festivités.

Huit mois sur le pont

RPI, la structure de défaisance créée pour recueillir les actifs toxiques de Fortis lors du démantèlement de la banque belgo-néerlandaise, a levé 4,3 milliards d'euros, a rapporté le quotidien de Tijd en début de semaine. Cette émission de "commercial papers" en dollar a sans doute bénéficié de garanties d'Etat, mais montre néanmoins que le marché des produits financiers structurés redémarre doucement, souligne l'article.

Il n'en demeure pas moins que c'est une belle réussite pour cette petite équipe de six personnes, tous spécialistes des produits structurés, sur le pont depuis 8 mois. D'autant que le contexte actuel est encore incertain. Comme l'illustre le cas de la Société Générale , qui a lancé hier un avertissement sur ses résultats du quatrième trimestre 2009 en informant qu'elle doit déprécier ses actifs toxiques de quelque 1,4 milliard d'euros. Peu avant la fin de l'année, une période habituellement peu propice à ce genre d'opérations, RPI a réussi à placer environ 2 milliards d'euros.

Recrutement pour assurer le suivi admistratif

Cela a pris du temps et on a renforcé l'équipe progressivement depuis la création en mai 2009. On a commencé, en plus du CEO et du CFO, avec trois portfolios managers de l'ex-Fortis, qui ont ensuite été rejoints par d'autres professionnels d'autres banques, précise Danny Frans, CEO de RPI, et ancien responsable du Structured Credit Management Group chez Fortis Bank, en charge des produits ABS. Désormais, nous avons besoin de moyens pour assurer le suivi administratif de ces portefeuilles .

Ainsi deux professionnels du back-office, plus une personne responsable pour la comptabilité, viennent de prendre leur fonction et Royal Park Investments recherchent une (ou deux) nouvelles personnes côté comptabilité d'ici à la fin du premier trimestre voire également un nouveau portfolio manager. Une tâche qui ne s'annonce pas aisée. Il est difficile d'attirer des professionnels quand ils savent que nous sommes dans une situation de run-off. Notre priorité est de maximiser le recouvrement des dettes dans l'intérêt des actionnaires. Nos statuts interdisent de nouveaux investissements , ajoute Danny Frans.

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