Sarkozy provoque les banquiers de la City, qui lui répondent...

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Dans le sillage de la nomination de Michel Barnier au poste de commissaire européen chargé de la régulation, la France entend promouvoir un durcissement de la réglementation autour des établissements financiers. Les idées françaises de régulation triomphent en Europe [...] les Anglais sont les grands perdants de l'affaire , a déclaré le président Sarkozy, provoquant outre-Manche de nombreuses réactions indignées. Londres, qu'on le veuille ou non, est la seule place qui rivalise véritablement avec New York, et il est dans l'intérêt de toute l'Europe qu'elle puisse prospérer , a plaidé le ministre britannique des Finances Alistair Darling (Times).

Vive réaction également de la part de Angela Knight, la directrice générale de l'association des banquiers britanniques (BBA). Si quelqu'un, dans le projet européen, s'imagine une minute qu'il est capable de renverser les années d'efforts qu'il a fallu pour faire du Royaume-Uni le centre financier du monde, il se trompe malheureusement, Il y a en jeu ici au moins un demi-million d'emplois. Ce ne sont certainement pas les quelque 150 000 Français qui travaillent dans le quartier d'affaires londonien qui prétendront le contraire.

La City seule contre tous ?

Faisant fi de ces critiques, la Commission européenne a pour sa part pris la défense de Michel Barnier, soulignant qu'il était la bonne personne pour le bon poste . Il faut dire que les pays européens viennent de tomber d'accord sur la mise en place d'un système inédit de supervision financière supranationale, et ce malgré les réticences britanniques.

Si le chef de l'État français a manifesté son intention d'aller rassurer la City , il n'entend pas cependant revenir sur ses positions, déclarant qu'il préfère que l'inquiétude soit de ce côté de la Manche que chez nous , relayant ainsi les craintes de nombreux banquiers français vis-à-vis d'une distorsion de la concurrence face à leurs homologues britanniques.

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