Et si le marché de l'emploi était bien mort cette fois...

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Sauver l'euro et stopper la contagion à tout prix. Un plan shock and awe a enfin été débloqué.

Remède de cheval

"Le pavé qu'on jette, c'est 500 milliards d'euros, avis aux marchés", a lancé Christine Lagarde à la suite de l'annonce du plan de stabilisation de la BCE. A cela, il faut ajouter un engagement de 250 milliards d'euros du FMI.

Ce remède de cheval de 750 milliards d'euros, accompagné d'autres mesures comme le rétablissement des swaps de dollars par les banques centrales, semble avoir fait leur effet auprès des marchés (La Tribune).

L'euphorie risque cependant d'être de courte durée. De forts doutes pèsent sur la capacité de l'Europe à tenir ses engagements et des Etats à faire la preuve de leur régime sec ! En France, cela signifie, entre autres, 34.000 postes supprimés chaque année dans la fonction publique.

Les banques françaises, championnes de la dette souveraine grecque

A Paris, on garde la tête froide. De tous les établissements bancaires internationaux, les banques françaises sont les plus engagées en Grèce avec des créances supérieures à 50 milliards d'euros au total, dont 12 milliards à la dette souveraine grecque (Les Echos). BNP Paribas étant en première ligne (5 milliards d'euros de créances publiques, devant SG (3 milliards).

Dans ce contexte, on voit mal comment ces dernières peuvent engager d'importants plans d'embauches. BNP Paribas, qui a enregistré un très bon premier trimestre, a timidement évoqué des "recrutements sélectifs" cette année. Et si SG s'est montrée nettement plus volontaire, la plupart des embauches concernent l'Asie et les Etats-Unis.

Il y a bien les activités de conseil en Europe, sur lesquelles lesdites banques et certains établissements étrangers telle Deutsche Bank, ont bel et bien recruté ces derniers mois, mais ce secteur se montre après tout beaucoup moins porteur que prévu.

La City déçue face aux résultats des dernières élections

Alors que le marché de l'emploi de la City renaît de ses cendres, de nouveaux nuages s'amoncellent. L'absence d'une majorité nette des Tories aux élections de jeudi dernier n'est pas de nature à rassurer les professionnels à Londres.

Si la crise grecque devait affecter les banques à la manière des subprimes, les employés de l'industrie financière peuvent à nouveau faire une croix sur l'emploi. Pire, le bilan pourrait être plus lourd. L'importante hausse des salaires fixes par rapport à 2008 (à l'exception peut-être des françaises !) et des systèmes plus contraignants de bonus différés laissent peu de marge de manceuvre aux banques. Les établissements français, aujourd'hui en première ligne, pourraient cette fois avoir bien plus de mal à limiter la casse...

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